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Les préjugés sur l’adolescence

3 Mai

Jeunesse synonyme d’ivresse ?

10 Mar

La majorité des jeunes d’aujourd’hui boivent sans cesse, ils sont ivres tout les week-ends, ils banalisent l’alcool, … Des phrases qu’on lit, qu’on entend partout et tout le temps dans les médias comme ailleurs. Mais qu’en est-il vraiment en Belgique?

Les ados sont recouverts de clichés. Notamment celui de boire régulièrement, d’être en quête d’ivresse à chaque occasion. Aujourd’hui, se pencher sur ce stéréotype devient nécessaire.

La jeunesse actuelle boit beaucoup plus que celle des générations précédentes !

Info ou intox ? La jeune génération est facilement associée à la déchéance et les adultes se plaisent à dire que c’est honteux mais il ne faut pas réfléchir longtemps avant de s’apercevoir que la consommation « fréquente » d’alcool n’est pas quelque chose de nouveau. « Je crois que les problèmes d’alcool ont toujours existé, que ça soit de mon temps ou maintenant ! » souligne Marie-Louise, un Namuroise de 82 ans. Ceci dit, les jeunes sortent de plus en plus tôt, la société change et les jeunes sont directement confrontés à l’alcool dès leur entrée en secondaire.

Ils sont saouls en permanence !

Début de notre siècle des statistiques tombent :  oui, 57% des jeunes sont ivres au moins une fois par an et 10% de ceux-ci le sont plus de dix fois. Mais Caroline, 18 ans, déclare que si elle et son entourage boivent de temps en temps, ils n’ont pas la sensation d’abuser. Et en ajoutant les réactions d’autres jeunes, on s’aperçoit que boire reste exceptionnel, mis à part la petite bière du mercredi après-midi en terrasse avec ses amis.

Les garçons boivent trois fois plus que les filles !

Si ces chiffres sont vérifiés, peu de gens s’aperçoivent de cette marge de différence. Marie-Louise ainsi que Gauthier et Alexis, 17ans, pensent que les filles boivent de la même manière que les garçons. Mais Maxime, 19 ans, remarque qu’une façon de penser fortement présente à Namur confirme ces chiffres : « En Wallonie c’est une fierté de boire ! Un mec qui ne boit pas n’est pas un mec ».

Les clichés circulent souvent sans être justifiés et aujourd’hui les médias sont là pour les répandre. Mais les jeunes ne sont pas tous  en quête d’ivresse et inconscients. L’alcool reste majoritairement consommé à l’occasion même si, comme depuis tout temps, il y a des abus et l’alcoolisme est un problème qui persiste.


Article réalisé par Nina Lambert dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

Les jeunes, tous drogués ?

10 Mar

Un des clichés avec les adolescents les plus récurrents est l’idée que les adolescents se droguent et passent leur temps à fumer des joints en mettant de côté les autres choses.

Les statistiques démontrent que près d’une personne sur deux (49,5%) a utilisé du cannabis dans sa vie. Un grand nombre déclare que c’est pour essayer et en voir les effets. Catherine dit qu’elle a essayé le cannabis pour essayer, pour voir ce que ça fait quand elle avait une quinzaine d’années. Elle a arrêté peu de temps après. D’autres en revanche, comme Clark par exemple, n’ont pas voulu -ou pu- arrêter. Il a commencé la drogue à 15 ans, il en a maintenant 31 et il continue de consommer du cannabis, mais aussi des amphétamines et de l’héroïne.

La plupart des usagers de drogues en consomment pour la première fois vers 15,16 ans. Les personnes interviewées ont déclaré avoir essayé à 14, 15 et 16 ans, la plupart étant poussé par des amis, des gens de confiance ou même par des problèmes familiaux. Pour Pierre, on commence à prendre de la drogue suite à un intense stress. Une dépendance peut ensuite se faire sentir.

Tous, ou presque sont conscients qu’il faut éviter de se droguer, que la dépendance arrive vite et qu’il y a d’autres moyens pour s’amuser.

On dit qu’il faut faire attention, qu’on n’en consomme que peu et que on s’arrête mais, dans ce cas comment se fait-il que il y ait une augmentation de 19% d’utilisation du cannabis entre 1996 et 2006 au Canada ? Chiffre qui passa à 75% pour la cocaïne et même à 97% pour les autres drogues…


Article réalisé par Florian T. dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

Jeunes et respect, deux réalités compatibles ?

10 Mar

Dans le film de Henry Bernadet et Myriam Verreault, « A l’Ouest de Pluton », il y a une scène où l’on voit clairement que le jeune homme insulte sa mère. Cette scène nous donne le sentiment de manque de respect envers les parents.

Selon un sondage effectué dans Namur, la majorité des jeunes pensent que le respect existe toujours. Cependant, ils nuancent en disant qu’il y en a moins dans la société actuelle. D’après Morganne, 18 ans, « Le respect dépend de la mentalité de chacun. Entre les jeunes, le respect n’existe plus tellement, ils se critiquent. » En effet ils s’insultent, ils se rejettent… Cela fait partie de leur quotidien.

Il semble que majoritairement c’est le manque de respect envers les parents qui devient problématique, confirmé par Juliette, 16 ans, « Du respect envers mes parents ? Le minimum. »

Un des facteurs qui semblerait expliquer cette dégradation serait la perte de repères à une époque où il n’y a plus de structure familiale stable et rassurante. L’influence des médias serait également à mettre en cause car les jeunes ont davantage accès aux films violents, à la télévision et leurs séries diverses qui les influencent. On pense par exemple à Malcom qui montre la folie, les pires excès et la provocation perpétuelle des parents.

En conclusion, le respect s’est dégradé autant entre les jeunes qu’envers leurs parents. Notre époque, est-elle la seule à mettre en cause ?


Article réalisé par Nydia Pochon dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

A l’ouest de Pluton, un film complètement à l’ouest ?

10 Mar

« A l’ouest de Pluton » est une production québécoise,  réalisée par Henry Bernadet et Myriam Verreault. Sorti à l’automne 2008 dans les salles obscures, le film nous emmène dans la vie quotidienne d’adolescents habitant la  banlieue de Québec.

Tourné caméra à l’épaule et mettant en scène des comédiens novices, les dialogues sont totalement improvisés par ces derniers. Ce qui ne nuit en rien à la pertinence des propos car ces comédiens sont eux-mêmes des adolescents vivants dans ces mêmes quartiers. Le jeu des acteurs est naturel et fluide, ils ne sont pas « coincés » devant la caméra. Malheureusement, le fort accent québécois nuit à la compréhension de certains dialogues, un sous-titrage est présent mais en anglais seulement.

Un peu irréels parfois car trop clichés, les thèmes présentés sont toujours fort drôles. On y parle notamment de la drogue, de l’alcool, de la violence, du respect envers les autres. Cette démarche peut aider certains parents qui ne comprennent pas souvent leur(s) enfant(s). Même si  les jeunes ne sont pas tous comme ceux dépeints dans le film, il apporte tout de même un éclaircissement sur leur place dans la société et leur rapport à la société moderne.

Les avis de jeunes qui ont eu l’occasion de visionner ce film divergent. Certains pensent qu’il y a beaucoup trop de clichés, d’autres que les parents risquent d’être brouillés par cette quantité d’informations apportées sur les jeunes. « Très réaliste », « chouette mise en forme », « une façon très originale de tourner un film sur les adolescents » : aucun des ados ayant visionné ce film ne reste sans avis, car il les concerne tous et fait appel à leurs vécus.


Article réalisé par Gauthier Van Gelder dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net