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Les préjugés sur la couleur de peau

3 Mai
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Du préjuge au rejet, du rejet a la haine

10 Mar

Dans la société d’aujourd’hui, il y a des classes sociales, des groupes culturels ou religieux très différents les unes des autres. Ils ont pourtant tous une chose en commun ou presque : un avis spécifique à propos de chaque race, chaque groupe de personnes ou encore chaque religion. Les gens se jettent sur les préjugés pour se valoriser, se différencier. Mais cela peut vite devenir un effet boule de neige et créer un sentiment de haine et d’insécurité par rapport aux autres. Toutefois, le stéréotype peut également renforcer un groupe, une race par rapport à une autre.

Bernard Pellegrin, militaire belge  né et vécu pendant 8 ans au Congo, et Marie Pankof, mère au foyer  belge mais d’origine greco-bulgare, nous donnent leurs avis, très différents, sur la question des préjugés.

En quoi les préjuges ont-ils façonné votre vision des choses envers les gens ?

B.P : C’est vrai que je relie inconsciemment certains événements aux préjugés pour les expliquer. Par exemple, je recherche dans un fait divers ce qui correspond a mes préjugés. D’où des réflexions du style « ben oui, c’est encore un arabe »

M.P : Etant de nationalité étrangère, j’accepte tout le monde. Mais, au fil du temps, j’ai vu les choses autrement. Tant de haine et de racisme dans ce monde cruel et sans pitié !

Pensez-vous qu’ils ont lieu d’être ?

B.P : Ils ne devraient pas mais la réalité les conforte bien souvent. Le simple délit de « sale gueule » est malheureusement renforcé par les faits.

M.P : Tout le monde a le choix mais cela doit rester rationnel. Il ne faut pas incriminer quelqu’un sur un fait qu’il n’a pas commis et sans preuve directe.

Les préjugés ont-ils affecté votre vie ?

B.P : Non, parce que mon éducation judéo-chrétienne m’a apporté la compassion et le pardon. Mais il est vrai qu’en vieillissant, des réactions de haine apparaissent fréquemment devant la multiplicité des fait commis par des étrangers de toutes races.

M.P : Oui, on se sent écarté, rejeté par les autres qui se croient supérieurs. Mais cella nous donne des forces pour l’avenir et nous ne reproduirons pas les mêmes bêtises.


Article réalisé en novembre 2008 par Julien Pollart dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

Les stéréotypes raciaux au delà des limites du réel

10 Mar

Tout d’abord le simple fait de paroles, les stéréotypes raciaux peuvent parfois évoluer au point de se traduire par la violence. Ils sont aujourd’hui propagés en masse par les médias. On les retrouve partout : à la télévision, sur internet et même dans les jeux vidéos.

Selon le site du Réseau Education-Médias du Canada, une étude réalisée en 2001 par le groupe « Children Now » sur certains jeux vidéos populaires a démontré que les Afro-Américains, les Asiatiques, les Latinos et les Amérindiens y étaient sous-représentés. Ils y sont souvent relégués à des rôles secondaires tandis que les Blancs y occupent les rôles des héros. Ces choix sont susceptibles de conduire des personnes à penser que certaines « races » valent mieux que d’autres et leurs sont supérieures.

A la télévision, les stéréotypes raciaux sont le plus souvent diffusés dans les films où les réalisateurs n’hésitent pas à utiliser les stéréotypes car c’est une façon simple et efficace de définir un personnage. Les étrangers tiennent d’ailleurs souvent le rôle des méchants. Ils calquent donc le même stéréotype que dans les jeux vidéo où seuls les Blancs sont bons.

Les médias sont un trop grand réseau pour qu’un jour, il n’y ait plus de stéréotypes raciaux propagés dedans. Le seul moyen d’empêcher leur diffusion, c’est d’apprendre à les reconnaître et à ne pas en être influencé.


Sources :

« 2008,Les stéréotypes au cinéma »,paru sur le site internet : http://www.media-awareness.ca/francais/parents/cinema/inquietudes/stereotypes_cinema.cfm , consulté le 24/11/08

« 2008,Les stéréotypes raciaux »,paru sur le site internet : http://www.media-awareness.ca/francais/parents/jeux_video/inquietudes/stereotypes_raciaux_jeux.cfm,
consulté le 24/11/08

« 2008,Stéréotype »,paru sur le site : http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9r%C3%A9otype,
consulté le 24/11/08


Article réalisé en novembre 2008 par Damien Renotte dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

«Vous êtes l’étranger !»

10 Mar

Depuis tout petit, les étrangers subissent des préjugés racistes… Pourquoi réagissons-nous comme ça face à eux ? Est-ce par peur ? Par angoisse ?

L’arrivée dans un pays étranger

A l’âge de quatre ans, Suliman et sa famille sont arrivés en Belgique. Ses origines turques l’ont obligé, très tôt, à devoir faire face aux préjugés et stéréotypes. De plus, ne parlant pas le français, le dialogue avec les autres personnes était très difficile voir impossible à établir.

Dès leur arrivée, sa famille a été mise à l’écart. La phrase qu’il entendait alors le plus souvent était « vous êtes l’étranger ». Et souvent, ils en arrivaient aux mains.

Rejeté par les enfants de sa classe mais aussi par l’équipe éducative de son école, ses années primaires ont été difficiles à vivre « Tu es en plein milieu d’une cour, en train de pleurer et personne ne s’occupe de toi. Tu es avec ta sœur et tout le monde te regarde mais personne ne fait rien. Personne, même pas les professeurs. Et tu n’as pas plus de quatre ou cinq ans… ». Après cette expérience, tout ce qu’il voulait était  repartir « Tu arrives dans un nouveau pays, tu ne connais pas la langue, ni comment tu vis là bas. Tu ne sais pas comment t’habiller, tout ce que tu veux c’est retourner chez toi. Mais c’est trop tard, tu y es, tu y restes. »

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Encore aujourd’hui, Suliman subit des attaques verbales. Malgré toutes les invectives, il a gardé ses croyances et ses coutumes. Par contre, il a choisi de ne pas contraindre ses enfants à appliquer des traditions qu’ils n’ont pas connues puisqu’ils ont toujours vécu en Belgique. Pourtant, bien qu’ils ne pratiquent pas la religion, ils sont conscients de leurs origines.

S’il arrivait un jour qu’un de ses enfants revenait en se plaignant d’avoir enduré une remarque raciste, lui ou sa femme lui dirait de ne pas y prêter attention. « Ce sont des personnes qui ont un petit esprit. Tu n’es pas différent, tout le monde doit manger, on a tous la même couleur de sang… »

Nous connaissons tous l’exemple de Rosa Parks, cette femme noire courageuse qui a tenu tête à un blanc aux USA dans les années 50 et qui a connu la prison pour son acte valeureux.


Source :

Kurtoglu Suliman, conseiller au Brico Plan- it, La Louvière , interview faite le 28 octobre 2008


Image: Mère et sœur de Suliman


Article réalisé en novembre 2008 par Caroline Guarino et Madison Bierlaire dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

Les stéréotypes ne sont pas toujours là où l’on pense…

10 Mar

Les Africains sont-ils toujours la cible de préjugés tel que « les Africains sont tous des profiteurs » ? Nathalie Gahima, future enseignante, est d’origine congolaise. Cible idéale pour les préjugés en tous genre, son témoignage nous apprend que les stéréotypes ne se placent pas toujours là où l’on pense…

Depuis votre arrivée en Belgique avez-vous déjà du faire face à des préjugés ?

Probablement durant mon enfance mais je ne m’en souviens pas. Il est certain que les enfants sont toujours plus cruels mais cela ne m’a pas spécialement marqué. Par rapport à mes origines, je n’ai jamais dû faire face à des préjugés. Ou alors, je n’y faisais pas attention. Je pense que les personnes qui ont des préjugés faciles ne valent pas la peine d’être raisonnées.

Vous est il arrivé aussi de subir des préjugés à l’école ?

Oui. Toutefois, ce n’est pas au niveau de mes origines mais bien envers ma famille que j’ai dû faire face à certains préjugés. En effet, j’ai quatre frères qui avaient pour habitude d’arriver en retard, d’être assez fainéants ou même de ne pas venir à l’école. Or, quand je suis rentrée en quatrième année secondaire, il y avait des grèves des trains et je suis arrivée en retard en classe de sciences. Mon professeur a dit aux autres: « Encore une Gahima ». Il m’a jugé avant de me connaître par rapport à certains comportements que mes frangins avaient eu avant moi.

Certains de vos amis avaient-ils des préjugés à votre égard au début ?

Non. Les gens qui ont des préjugés sur les autres et ne prennent même pas la peine de vérifier si leurs préjugés sont justes sont, à mon avis, inintéressants. Ils ne valent pas la peine que je m’y intéresse. Je sais que tout le monde à toujours des a priori sur les autres, moi aussi,  mais je ne me braque pas sur cela. Ca ne m’empêche pas d’apprendre à connaître la personne.

Et vous, avez-vous déjà eu des préjugés sur des personnes ?

Je ne pense pas être parfaite, j’ai sûrement déjà eu des préjugés sur quelqu’un quand j’étais plus jeune. En général, j’évite d’avoir des préjugés. Ce qui est préférable dans mon futur métier de professeur.


Source :

Interview de Nathalie Gahima, congolaise d’origine, étudiante en régendat, rencontrée à son domicile à Mons le 4 novembre 2008.


Article réalisé en novembre 2008 par Jean Lenglais dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net