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Les préjugés basés sur l’apparence physique

3 Mai
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Regarde ce que je porte et dis-moi qui je suis

10 Mar

De nos jours, que se soit dans une cour de récréation ou à l’épicerie du coin, un simple regard ou un vague coup d’œil suffisent bien souvent à juger une personne, à la classer dans une catégorie ou encore à lui coller une étiquette. Navrant, diront certains, légitime diront d’autres.

L’arrivée en masse des marques

Depuis le début du 21ème siècle, les grandes marques ciblent un public de plus en plus jeune. Or, de nos jours, la publicité, qu’elle soit imprimée, télévisée ou numérique, vante chaque jour les mérites ainsi que le prestige des vêtements et accessoires de marques. Difficile pour des jeunes en quête d’intégration de résister à l’envie d’être « cool ». Car porter des marques procure une certaine estime de soi … à travers du regard des autres.

Un réel outil d’identification

Selon Marie J. Lachance, professeure du département d’économie agroalimentaire et sciences de la consommation de l’Université Laval , « à moins d’être très autonome ou aimer se démarquer, un jeune ne va pas choisir une marque autre que celle qui est populaire dans le groupe et qui présente l’image la plus « in » « . Pour elle, la marque vestimentaire représente serait un moyen supplémentaire de satisfaire leurs besoins d’identification, d’acceptation et d’appartenance à un groupe.

L’avis des jeunes

Comme le dit si bien la troupe du roi soleil Tout est dans le style ». En effet, lorsqu’on interroge des adolescents dans la rue, ce sont toujours les mêmes réponses qui ressortent. Ainsi, Laurraine, Juliette, Katlyne déclaraient porter « des marques parce qu’elles sont à la mode, que ça nous plait et parce qu’à l’école, tout le monde en porte« . Ce dernier argument est sûrement le plus décisif et dans la plus part des cas, c’est celui qui fait pencher la balance. Car assumer ses différences, ce n’est pas toujours facile. Surtout en pleine adolescence.

A l’heure actuelle, dans notre société, le paraître a bien souvent tendance à prendre le dessus sur l’être. Le bon vieux dicton « L’habit ne fait pas le moine » semble relégué aux oubliettes. Alors prenez garde … les marques attaquent.


Sources :

http://visionarymarketing.com/articles/marketingdesados.html

Marie J. Lachance, un professeur du département d’économie agroalimentaire et sciences de la consommation de l’Université Laval

http://www.scom.ulaval.ca/Au.fil.des.evenements/2001/03.15/ados.html


Article réalisé en novembre 2008 par Laëticia Derenne dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

Déprimé, suicidaire, Emo?

10 Mar

De plus en plus d’adolescents adoptent aujourd’hui le style emo, abréviation de emotional hardcore, un sous-genre du punk hardcore.

On ne peut plus passer à côté, ils sont de plus en plus nombreux : couleurs aveuglantes, mèche rebelle de n’importe quelle couleur, slim rouge ou zèbre, piercings dans le nez comme sur la joue,  bracelets à clous comme ceux de force, aux Vans et Converses déchirées et musique gueulante mais déprimante… Tels sont les caractéristiques des emo. Pour en savoir davantage sur ce mouvement, nous avons interrogé une jeune fille ayant adopté le style emo de 16 ans.

Certaines personnes pensent que les Emo sont déprimés, mal dans leur peau, sont très maigres, à la limite de l’anorexie ou, au contraire, de la boulimie. Qu’en penses-tu ?

Je ne suis pas tout à fait d’accord, on peut écouter de l’emocore sans être déprimée, mal dans sa peau au point de vouloir être anorexique. C’est le choix d’une personne de ne pas s’aimer mais ce n’est pas de la faute du style Emo. Toutefois, la plupart des Emo n’aiment pas la société dans laquelle ils vivent. Ils veulent changer le monde, parce que tout ne tourne qu’autour du sexe, de l’argent et de l’alcool ou de la drogue. Le romantisme entre deux personnes n’existe plus. Ils ne croient plus au véritable amour, on passe directement à l’acte sans sentiment. L’amitié n’est plus comme avant, on se retrouve face à des ‘‘faux-cul’’. Les Emo sont parfois solitaires.

Beaucoup de jeunes disent qu’il y a de nombreux ‘‘fakes’’, c’est-à-dire des non-emo qui se prennent pour des emo. Qu’en penses-tu ?

Oui bien sur il y en a beaucoup. Je veux dire par là que beaucoup de personnes s’identifient à ce genre de look, mais ne sont pas réellement emo. Elles écoutent peut être encore du Lorie ou du Rap chez elles. En fait elles donnent une image extérieure d’Emo mais, à l’intérieur, elles n’en ont pas le mental.

Finalement, que penses-tu des Emo ?

Moi en tant qu’Emo je constate que ce style se confond avec beaucoup d’autres, et que les véritables Emo sont de moins en moins courant. Il existe des préjugés sur eux, ils sont déprimés, suicidaires donc ils ne sont pas des gens fréquentables et peuvent vous donner des envies de suicide, de mort… Mais ce n’est pas toujours le cas. Je t’accorde qu’ils ne voient pas toujours la vie en rose. Mais l’idée du suicide peut arriver à n’importe qui. Ils peuvent rire, se prendre des délires entre eux, aimer, et vivre.


Sources :

http://www.loisirados.com/news/news.php?id=830 pour l’historique et le reste de l’article.

Interview d’une étudiante de 16 ans qui a préféré garder l’anonymat


Article réalisé en novembre 2008 par Alix Parmentier dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

« Ces personnes devraient aller trouver un psychiatre! »

10 Mar

Le mouvement gothique, c’est à la fois un style vestimentaire et un style de vie. Les gothiques sont habillés de manière sobre avec quelques accessoires comme des pendentifs représentant une croix ou des bas résilles. Les filles portent également des robes longues de style médiéval, souvent en velours avec de la dentelle. Les gothiques ont aussi un style très libertin et il n’est pas rare de voir un homme qui promène sa femme au bout d’une laisse. A travers interviews, nous vous proposons de découvrir le style gothique mais également le regard que l’on porte sur ceux qui y adhère.

Vincent Feron, vous êtes un jeune gothique. Comment vous sentez-vous face aux regards des autres ?

« Je me sens très différent, particulier. Il n’y a qu’avec mes amis que je me sens accepté et normal. Le regard des autre est souvent méchant mais également très intrigué et parfois craintif. Personnellement, leur regard ne m’atteint aucunement je dois même avouer que cela m’amuse quelque peu. »

Et votre entourage dans tout cela ? Comment vit-il  votre particularité ?

« Mes parents ne sont pas vraiment contents que je sois gothique mais ils savent que c’est comme cela que je me sens le mieux avec mon corps et mon être tout entier.  Alors ils acceptent mon style vestimentaire. Ma petite-amie est elle aussi gothique, ce qui est génial. Je n’ai pas vraiment de problèmes avec mon entourage si ce n’est que mes parents ne me voyaient pas comme cela. »

Comment êtes vous devenu gothique ?

« J’ai toujours aimé la musique gothique, le death mélodique et un peu de métal. J’aime jouer du piano. Mon meilleur ami est gothique. Au début je trouvais ses vêtements beaux et pour finir, je m’en suis acheté. Par la suite j’ai ajouté des accessoires comme des pendentifs, un collier avec des clous et mes bottes compensées. Voilà comment je suis devenu gothique, progressivement mais sûrement. »

Loïc Diricken, vous êtes un étudiant n’appartenant pas au mouvement gothique. Comment percevez-vous les gothiques ?

« La plupart des gothiques que je connais sont dépressifs mais très gentils. Ils sont toujours là quand vous en avez besoin. Je n’ai jamais eu de problèmes avec les gothiques même si parfois, je le trouve bizarres. Ce sont des personnes qui ont beaucoup de sentiments et qui pour la plupart, sont assez poétiques. »

Pour vous, gothique signifie suicide ?

« Absolument pas ! Les gothiques sont très sentimentaux, c’est vrai. Ils sont souvent dépressifs et voient la vie en noir mais gothique ne veut pas dire suicide. »

Quelle qualité des gothiques mettriez-vous en avant ? Quel défaut ?

«  Pour la qualité, la gentillesse et la compassion. Ils sont, comme je l’ai déjà dit, toujours là pour leurs amis quoiqu’il arrive. En ce qui concerne le défaut, le pessimisme. Souvent, les gothiques voient le mauvais côté des choses. Mais qui ne le voit jamais ? »

Patricia Strauven, vous êtes mère au foyer. Comment qualifieriez-vous les gothiques ?

« Les gothiques ? Tous des dépressifs ! Ils s’habillent en noir, couleur du mal-être, ils sont en dépression la plupart du temps et pour beaucoup, ils fument et se droguent ! En plus de cela, ils boivent de l’alcool. »

N’y a-t-il que les gothiques qui se droguent ?

« Non, je ne pense pas. Leur dépression les fait plonger dans les drogues et l’alcool Mais d’autres jeunes en souffrent également. »

Quelle qualité des gothiques mettriez-vous en avant ? Quel défaut ?

«  Une qualité ? Ils sont originaux, je pense. Ils ne ressemblent à aucun jeune de notre époque. Pour le défaut, la dépression et certainement un suicide imminent. Ces personnes devraient aller trouver un psychiatre selon moi. »

Les gothiques sont « toujours là quand vous en avez besoin » et par conséquent gentils. Néanmoins, les préjugés tels que la dépression ou le suicide les rattrapent. Pourtant, beaucoup de jeunes deviennent gothiques. Ce style de vie semble être devenu un phénomène de mode chez certains jeunes tandis que pour d’autres, c’est une manière de se sentir bien avec soi-même.


Sources :

Vincent Feron, étudiant gothique, 20 ans. Interview du 10 novembre 2008

Loïc Diricken, étudiant non-gothique, 16 ans. Interview du 14 novembre 08

Patricia Strauven, mère au foyer, 42 ans. Interview du 20 novembre 2008

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mode_gothique


Article réalisé en novembre 2008 par Laura Louwette dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

Les skinheads pourquoi faut-il se méfier?

10 Mar

Beaucoup de gens change de trottoir dès qu’ils voient l’arrivée d’un skinhead mais pourquoi ?

Le vendredi 23 mai 2008 à Anderlecht, un conflit entre des skinheads et des Nord-Africains a éclaté. L’un des skinheads a ensuite déclaré à la presse : « Il faut faire la loi, la police est avec eux ». Un autre a ajouté : «Y a aucun racisme ici ! On a des amis de tous les côtés ». L’origine de la haine des skinheads viendrait d’une histoire de viol impliquant des Nord-Africains.

Le mouvement skinhead a commencé à la fin des années 60 dans les banlieues de Londres. Leurs premières idéologies étaient le refus de la bourgeoisie et l’exploitation de l’ouvrier par le patronat. En même temps, ils étaient contre l’injustice et préjugés raciaux. Leur mot d’ordre était : toujours propre sur soi et rasé tout les jours.

Mais les skinheads anglais allaient voir les matchs de foot dans les stades et se faisaient remarquer par une certaine violence. La montée du chômage  et la mauvaise politique de Mme Thatcher sont à la base de cette dérive. Un certains nombre de skinhead se sont laissé séduire par le Front National anglais vers la fin des années 70. C’est ainsi que les skins se sont divisés.

Aujourd’hui, il y a les skins fascistes  dit Boneheads.  Les autres skins sont majoritaires : les SHARP (Skinhead Against Racial Préjudice)  et les Redskins qui sont les skins communistes.  Ils ont quand même soutenu les mineurs anglais et ont accueilli les punks venus soutenir la même cause.

Les skinheads sont souvent vêtus de vêtements pas chers et solides : polo, jean’s et chaussure de sécurité, avec la coupe de cheveux courtes et des favoris.

Certains de skins sont racistes. Les Boneheads, par exemple, trouvaient le FN français trop modéré et se sont radicalisés en créant  le réseau skins-nazis. D’autres groupes de skins défendent toujours leur première idéologie, c’est-à-dire le refus de la bourgeoisie et de l’exploitation de l’ouvrier par le patronat.

Le mouvement skinhead du début des années 60 a beaucoup changé par rapport à celui d’aujourd’hui et ses adeptes ne défendent plus les mêmes idéologies


Sources :

Attention, cet article est essentiellement basé sur l’article « Une histoire surprenante » par Jeanne-Lucienne DUCHEMIN, publié le 10 aoüt 2003 sur le site http://spip.chacun-ses-gouts.levillage.org/article.php3?id_article=46

http://www.yenoo.be/news+article.storyid+3786.htm : Les skinheads à Anderlecht : « On doit faire la loi » consulté le 17/11/08


Article réalisé en novembre 2008 par Jonathan AMbro dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net