Archive | Le droit à l’éducation RSS feed for this section

Le droit à l’éducation

28 Avr

Enfants non-scolarisés et inégalité des chances

31 Mar

Lorsque l’on croise les listes des Communauté française et flamande, on se rend compte que 6.000 enfants sur 140.000 en âge scolaire à Bruxelles ne sont inscrits dans aucune école. L’inégalité se creuse entre les écoles.

Selon l’article 28 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, tout enfant a le droit à l’éducation, dans le respect et l’égalité des chances. Or, 6.000 enfants ne sont pas encore scolarisés à Bruxelles. Selon le ministre flamand de l’enseignement, ce chiffre serait exagéré. Mais il est clair qu’un grand nombre d’enfants n’a pas accès à l’école à cause de la pauvreté ou de leur situation familiale.

De plus, l’égalité des chances entre les écoles Belges n’est pas respectée. La discrimination, l’échec scolaire et le handicap en seraient les principales causes. Certaines écoles bénéficient cependant d’un soutien particulier afin d’y remédier. Les élèves de l’enseignement professionnel sont souvent discriminés et considérés comme sans avenir. Pourtant, notre société a autant besoin d’ouvriers que d’architectes ou d’avocats.

Le problème du voile se pose aussi dans les écoles. Beaucoup d’écoles ne savent toujours pas si il faut l’accepter ou non. Le problème étant qu’aucun signe religieux n’est accepté dans les écoles laïques. Le voile est aussi considéré par certain comme un symbole de l’oppression et à la soumission de la femme. La loi de 1905 est censée régler définitivement la séparation de l’état et du religieux et par voie de conséquence proscrire le port de signes religieux dans les lieux publics comme l’école. Les avis sont partagés.

Néanmoins, l’état fait tout ce qu’il peut pour faire en sorte que toute les écoles soient égales, même si ce jour est encore loin d’arriver.


Sources:

« Égalité des chances » paru sur www.belgium.be/fr/ consulté le 06 Mars 2010.

DE VOS Bernard, Délégué général des Droits de l’enfant en Communauté française, brochure explicative sur « La Convention internationale des droits de l’enfant », Belgique, 2008, p.6.

« 6000 enfants non-scolarisés à Bruxelles », paru sur le site  www.famiweb.be, consulté le 06 Mars 2010.


Article réalisé en mars 2010 par Joffrey Wellens dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

Pas d’école pour les enfants travailleurs !

31 Mar

Aujourd’hui encore, dans le monde, un nombre impressionnant d’enfants n’a pas droit à l’éducation. Ce problème est dû à la pauvreté des familles, à l’inadaptation du système éducatif gouvernemental, à des comportements sexistes bien ancrés, …

En effet, à l’heure actuelle, 246 millions d’enfants de 5 à 17 ans travaillent – soit un enfant sur six – dans des secteurs où ils ne jouissent d’aucune protection légale et réglementaire.

Les pays en développement sont les plus touchés par ce fléau. C’est l’Inde qui détient le record du plus grand nombre d’enfants travailleurs dans le monde (entre 60 et 115 millions). Mais les régions  plus favorisées ne sont pas épargnées: il y a près de 5 millions d’enfants au travail dans les pays développés et en transition.

Quel type de travail pour ces enfants ?

La majeure partie d’entre eux sont employés dans le secteur de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. Certains travaillent dans des manufactures, dans le commerce de gros et de détail et dans la restauration. D’autres gagnent leur vie comme domestiques, coursiers, ouvriers d’usine ou même prostitués.
Tous passent à côté de la possibilité de bénéficier d’une éducation leur permettant d’espérer une vie meilleure.

Pourquoi travaillent-ils ?

Dans la plupart des cas, ils travaillent pour subvenir aux besoins de leur famille. En effet, de nombreux gouvernements financent insuffisamment leur système scolaire (les enfants des zones rurales sont moins scolarisés que ceux des zones urbaines). Dans certains pays, ce sont surtout les filles qui doivent travailler car leurs parents préfèrent envoyer leurs fils à l’école.

Des défis à relever

Il est non seulement indispensable de scolariser les millions d’enfants n’ayant pas accès à l’école primaire mais aussi de créer de nouvelles écoles «  amies des enfants » qui leur permettront d’acquérir des connaissances et de se développer dans leur communauté en tant qu’individus.

Il est urgent d’abolir le travail des enfants par un programme de scolarisation universelle efficace. Ainsi, ces enfants deviendront des citoyens capables de faire respecter leurs droits.


Sources :

-Brazier Chris, La situation des enfants dans le monde, Etats-Unis, novembre 2009, p. 20

– Tassi Bela Viviane, «  75 millions d’enfants dans le monde n’ont toujours pas accès à l’éducation primaire » paru sur le site www.mediaterre.org, France, consulté le 07 mars 2010.

– FAGE (Le Réseau des Assos Etudiantes), « Le travail des enfants dans le monde », paru sur le site http://doc-aea.aide-et-action.org, France, consulté le 07 mars 2010.

– Afriquinfos, « L’éducation dans le monde », paru sur le site http://afriquinfos.centerblog.net, France, consulté le 07 mars 2010.


Article réalisé en mars 2010 par Olivier Bary dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

Une école à l’hôpital ?

31 Mar

Illustration : Dounia El Mohandiz

Que fait concrètement l’Ecole Escale pour aider les enfants à l’hôpital ?

L’Ecole Escale propose des cours aux enfants hospitalisés que ce soit au niveau  primaire ou secondaire. Bien sur, les enfants qui n’en n’ont pas envie, ne sont pas obligés de venir. C’est une proposition faite à l’enfant pour éviter le décrochement scolaire lors de son hospitalisation.

Comment ça se passe ?

Les cours ont lieu dans un local de l’hôpital.  Dans le cas où les enfants ne peuvent se déplacer, les professeurs vont directement donner cours dans les chambres. Ils ont cours toute la semaine, sauf le mercredi et le vendredi après-midi, soit un total d’environ 14 heures par semaine. Toutefois, cela dépend aussi de leur fatigue et de leur état physique et psychique.

Et au niveau des matières enseignées ?

Les professeurs continuent le programme scolaire et la suite de la matière vue dans l’école de l’élève. Si l’élève ne possède pas de notes de cours, les professeurs prennent contact avec son école d’origine. Ajoutons qu’il y a un instituteur pour les primaires et un professeur pour les secondaires.

Les enfants ont-ils un contact avec leur école, camarades, professeurs ?

Oui, ils peuvent correspondre par mail ou par courrier avec leurs amis. Certains hôpitaux donnent la possibilité à l’enfant de suivre les cours en direct par vidéoconférence, c’est-à-dire par l’intermédiaire d’une caméra et d’un ordinateur, l’élève est alors présent en classe mais à distance.

Quel est le but de cette scolarisation ?

Cette scolarisation a pour but de maintenir les acquis scolaires mais elle est aussi très importante pour l’équilibre psychologique des enfants hospitalisés : pendant quelques heures par jour, ils peuvent s’intéresser à autre chose qu’à leur maladie. Ainsi, les enfants sont aidés à gagner un double pari : guérir et réussir !


Sources :

L’Ecole Escale a.s.b.l.,  rencontre avec CANART  M., coordinatrice à l’hôpital St-Pierre, interview réalisée le 27 janvier 2010.

HANDIRECT Magazine, « La scolarité des enfants handicapés » paru sur le site Internet www.handicap.fr, Belgique, consulté le 25 janvier 2010, http://informations.handicap.fr/art-education-scolarite-11.9.0.0-1424.php

KOPLOWICK Stéphanie, «Enfants malades : droit à une vie scolaire et sociale», paru dans « Le Ligueur » n°10, Belgique, mars 2009, p.16


Article réalisé en février 2010 par Dounia El Mohandiz dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

La Belgique a du travail.

7 Mar

La Convention Internationale des droits de l’enfant a été ratifiée en 1992 par la Belgique. Le pays s’est donc engagé à respecter le texte de cette convention. Mais, alors que la convention internationale des droits de l’enfant aura bientôt 20 an, ce n’est pas toujours pas le cas…

En effet, l’article 37 de la convention prévoit que « nul enfant ne peut être soumis à des traitements cruels, inhumains ou dégradants. Que la détention ou l’emprisonnement d’un enfant doit être une mesure de dernier ressort et être d’une durée aussi brève que possible. Que tout enfant privé de liberté doit être traité avec humanité et avec le respect dû à la dignité de la personne humaine et d’une manière tenant compte des besoins des personnes de son âge. »

Or, en Belgique, des enfants sont détenus avec leur famille dans des centres fermés qui ressemblent à des prisons. Il s’agit d’enfants étrangers sans-papiers qui attendent avec leurs familles d’être expulsés du territoire belge ou de recevoir une autorisation de pénétrer sur le territoire. Tant que leur situation est irrégulière, ces étrangers restent détenus dans des centres fermés, pour plusieurs jours ou plusieurs mois.

Pourtant, ces gens n’ont rien fait de mal, ils cherchent juste à fuir un pays en guerre ou à entrer dans un pays où le gouvernement est démocratique et où ils auront un meilleur environnement de vie pour eux et leurs enfants. Les enfants y sont emprisonnés au même titre que les adultes alors que ceux-ci ne font pas personnellement l’objet de la mesure qui concerne leurs parents. Ils se retrouvent emprisonnés parfois pendant des semaines ou des mois alors que « l’arrestation ou la détention d’enfant doit être d’une durée aussi brève que possible ». Ils sont privés de liberté, d’espace, de scolarité, d’intimité, de joie de vivre. Privés de leurs repères et de leurs besoins vitaux adaptés à leur âge, les conséquences physiques et psychologiques sont nombreuses.

Qu’est-ce que la Belgique ne respecte-t-elle pas ?

L’article 37 de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant n’est pas respecté car il s’agit de traitements cruels, inhumains et dégradants. De plus, la détention des enfants n’est pas une « mesure de dernier ressort » car il y a d’autres solutions que de détenir les familles d’étrangers dans des centres fermés. D’autres pays ont d’ailleurs trouvé des solutions comme, par exemple, le fait d’héberger les enfants dans des centres ouverts et pas fermés.

Les choses bougent

La Belgique a déjà été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme par un arrêt (une décision de justice) du 12 octobre 2006. La Cour a décidé que détenir un enfant, dans les mêmes conditions qu’un adulte, dans un centre fermé conçu pour des adultes et qui n’est pas adapté pour les besoins d’un enfant, est un traitement inhumain et dégradant.

Beaucoup de gens se mobilisent pour faire changer les choses. Par exemple,Amnesty International a dénoncé la mise en détention de mineurs d’âge dans les centres fermés pour étrangers en Belgique et a demandé la libération de toutes les familles avec enfants enfermées dans ces centres.

Le Barreau (l’organisation qui regroupe l’ensemble des avocats) a également réagi. L’OBFG (l’Ordre des barreaux francophones et germanophone) a déposé une plainte contre l’Etat belge pour « détention illégale et arbitraire, traitements inhumains, traitements dégradants » concernant la détention d’enfants étrangers dans des centres fermés.

Le 19 janvier, un tribunal d’opinion constitué d’un jury de 12 jeunes et de et membres éminents s’est réuni et a débattu sur le sujet. Amnesty international et le Barreau, le tribunal d’opinion est arrivé à la conclusion qu’il faut agir en urgence.

Vivre dans un monde juste

Des institutions, de plus en plus nombreuses, essayent d’interpeller la population et d’inciter notre gouvernement à agir dans le respect des droits de l’homme. Notre société doit faire preuve d’humanisme et non de favoritisme envers le pouvoir économique qui est une des seules raisons de leur non assistance à enfants en détresse.

Dans quelques semaines, le monde entier célèbrera les 20 ans de la convention internationale des droits de l’enfant. Espérons que des mesures seront établies le plus vite possible pour vivre dans un monde fait de valeurs universelles et défendant des principes humains.


Sources :

Ordre des barreaux francophones et germanophone, La Tribune du 30 mars 2008

Le site internet http://www.droitsenfant.com/ consulté en novembre 2009

Le site internet http://www.ipu.org/french/home.htm consulté en novembre 2009

Le site internet http://www.lacode.be/ consulté en novembre 2009

Françoise Guillitte, Amnesty international, « Belgique : Amnesty demande la libération des mineurs en détention dans les centres fermés pour étrangers », publié le 27 juillet 2007 sur le site internet http://www.amnestyinternational.be/doc/article11399.html, consulté en novembre 2009


Article réalisé en novembre 2009 par Laura Guilluy dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.