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Agriculture mondiale

15 Mai
Vous trouverez ci-dessous la liste des articles de toutes les classes qui ont participé au projet Jeunes-Journalistes durant l’année scolaire 2011-2012. Ici, nous référençons les articles ayant un lien avec l’agriculture mondiale.

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Jacqueline Straede : « Je vais sur les terres tous les jours, j’en ai besoin »

15 Mai

Jacqueline Straede est une agricultrice. Elle a une ferme à Chaumont-Gistoux et des terres à Tourinnes Saint Lambert. Madame Straede est âgée de 53 ans et travaille toujours sur ses terres.

Madame Straede, qui vous a donné l’envie d’être une agricultrice ?

C’est ma famille et essentiellement mes parents qui m’ont donné cette passion. En effet, nous sommes agriculteurs depuis au moins dix générations. Je baigne dans ce milieu. Depuis ma naissance, mes choix ont toujours été de continuer dans ce domaine.

Où sont situées vos terres ?

J’ai plusieurs terres à différents endroits dans la région : les premières sont situées à Chaumont-Gistoux où la région est sablo-limoneuse ; les autres sont à Tourinnes Saint Lambert et sont uniquement limoneuses.

Que  cultivez-vous principalement ?

Je cultive essentiellement des céréales, des betteraves, des pommes de terre mais j’ai également du bétail : vaches, moutons, lapins, cochons, poules et chèvres.

Quand travaillez-vous dans vos champs et combien d’heures par jour ?

En fonction du temps et de la température, ça varie d’années en années, je suis au champ vers la fin du mois de mars pour la plantation des betteraves, ensuite les pommes de terre et au début de l’automne, ce sont les céréales. Je suis au champ au moins 10 heures par jour mais, quand j’étais plus jeune, on travaillait des journées de 16 voire 18 heures. On se levait à 4 heures du matin pour ne revenir du champ que vers 23 heures. Cette vie est très éprouvante et très dure (surtout pour une femme). A présent, avec l’âge, je fais un horaire plus léger mais je vais sur les terres tous les jours : j’en ai besoin.

Pourquoi faut-il persévérer l’agriculture ?

L’agriculture est la première source nourricière de notre planète, aussi bien pour les humains que pour les animaux. Les céréales, les betteraves et le bétail; tous ces facteurs là nous aident. C’est pourquoi dans les pays pauvres c’est la première chose que l’on leur apprend : CULTIVER POUR SURVIVRE.

Q- Que pensez-vous de l’agriculture actuelle ?

Malheureusement dans nos pays industrialisés, les vrais agriculteurs disparaissent petit à petit… Il y a de moins en moins de terres et elles coutent de plus en plus cher (pour info sur ces 10 dernières années, le prix d’un hectare à cultiver a quadruplé) ! La vie est dure, les heures à prester importantes et il faut se battre tout le temps avec l’industrialisation et les gros producteurs, les petits (comme nous) disparaissent au fur et à mesure…


Sources :

Interview de Jacqueline Straede réalisée en avril 2012.


Article réalisé en avril 2012 par Clotilde Lepeut, de l’Athénée Royal Paul Delvaux Lauzelle, dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

 

De plus en plus de personnes s’intéressent à leurs produits

15 Mai

Tous les jours, des produits issus de l’agriculture sont achetés et consommés dans les supermarchés et ailleurs. Mais que savent les consommateurs sur les produits qu’ils mangent ? Connaissent-ils l’origine de ces produits? Privilégient-ils certains types de produits plutôt que d’autres?  Pour répondre à ces questions, une interview a été réalisée dans les rues de Louvain-La-Neuve. Des personnes de tout âge ont été rencontrée. Voici les résultats…

Une grosse partie des personnes ne se soucie pas de la provenance, du chemin et du travail à effectuer pour obtenir leurs produits. Mais ce qui est aussi inquiétant c’est de voir des enfants de 6/7 ans qui ne savent pas d’où vient le lait avant d’arriver dans les rayons du magasin.

La majorité des personnes qui se rendent encore sur les marchés pour acheter des produits frais sont les personnes âgées. Elles disent acheter des produits de meilleure qualité et faire confiance à leur vendeur quant à la provenance de ceux-ci par rapport aux grandes surfaces. La partie un peu plus « jeune » est, pour la plupart, plus friande de produits préparés dont énormément de légumes congelés car ils n’ont pas le temps de préparer eux-même leurs repas et que les produits sont moins chers.

Une minorité des personnes interrogés savent retracer de manière très précise le chemin et les techniques utilisées pour obtenir le produit terminé qui se trouve au magasin. Mais, ils savent aussi que beaucoup de producteurs ne sont pas justement payés pour le travail et le rendement qu’ils produisent et ne trouvent pas cela normal pour le rôle essentiel qu’ils jouent dans ce monde de consommation actuel.

Et quand ce sont les vendeurs de fruits et légumes sur le marché qui se prêtent au jeu, on apprend que de plus en plus des gens se soucient de ce qui se trouve dans leur assiette et n’hésitent pas à demander quelques conseils ou informations sur des légumes qu’ils ne connaissaient pas ou n’avaient pas vu dans le commerce. La vendeuse avoue que régulièrement des nouveaux clients reviennent satisfaits et en redemandent. Souvent les acheteurs sont agréablement surpris de la différence de saveur contenue dans certains produits.

En bref, les « seniors » préfèrent l’authentique, ceux qui travaillent n’ont pas le temps de cuisiner et se dirigent vers des plats préparés et congelés.Peu de personnes s’intéressent à la problématique du salaire et des conditions de travail des agriculteurs. Mais les choses évoluent, les gens commencent à s’inquiéter de leur santé et de la provenance de ce qu’ils mangent. Enfin, tous les enfants ne savent pas ce qu’est l’agriculture.


Sources :

Interview de plusieurs personnes sur dans les rues Louvain-la-neuve en avril 2012.


Article réalisé en avril 2012 par Jacobs Romain, de l’Athénée Royal Paul Delvaux (Lauzelle), dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

 

L’agriculture biologique peut-elle nourrir le monde entier ?

10 Mai

L’agriculture biologique est un « mode d’agriculture qui se caractérise principalement par son refus d’utiliser des produits « chimiques» et qui cherche à renouer avec des pratiques traditionnelles ».

Comment est-ce possible que manger bio soit plus cher que de manger des légumes transformées et traitées industriellement ? Est-ce que cultiver comme nos ancêtres, sans pesticides ni engrais synthétiques est alors plus cher ? Il semblerait que oui…

Peu d’offre, trop de demande, coûts de production élevés car plus de travail à faire (protection contre les insectes ravageurs, les champignons, les mauvaises herbes, …), transport et commercialisation plus difficile (ces légumes et fruits périssent plus vite) font que les produits biologiques soient plus coûteux.

Pourtant des scientifiques spécialisés dans l’environnement, dans l’agriculture et des experts agricoles internationaux pensent qu’un passage à grande échelle vers l’agriculture biologique permettrait d’augmenter l’approvisionnement alimentaire mondial, voire même, ce serait la seule manière de voir disparaître la famine.

Comment faire alors pour pouvoir baisser le coût des produits biologiques ? L’accroissement de la demande des ces aliments et de ces produits devrait se traduire par des innovations technologiques qui permettraient de réduire les coûts de production, de transformation, de distribution et de commercialisation de ceux-ci.

Mais il faut encore que tout le monde puisse avoir accès à la nourriture. C’est ce qu’on appelle la « sécurité alimentaire ».  La planète produit assez pour nourrir tous les habitants du monde. Le problème est de fournir des aliments à tous ceux qui en ont besoin.

Il est bien connu que dans les pays occidentaux, le gaspillage de nourriture est élevé et la production de produits industrialisés est en surplus. Des entreprises agricoles comme Monsanto, Chiquita, … produisent à grande échelle en payant mal leurs travailleurs et réussissent dès lors à faire baisser les prix de leurs produits et monopolisent le marché. Difficile d’en faire la concurrence si à cela nous rajoutons en plus la publicité qui accompagne ces produits ! Pourtant ces entreprises portent atteintes aux droits fondamentaux des travailleurs et mettent en péril leur santé par l’utilisation imprudente de pesticides.

Il reste une solution, le local. Produire et distribuer dans la proximité et se rendre compte que les exploitations biologiques peuvent avoir des implications majeures sur la sécurité alimentaire. En effet, l’agriculture biologique produit une variété de cultures et élève divers types de bétail pour optimiser le partage des surfaces et des intrants. Et ainsi entraîner une réduction du risque de faible production ou de pertes de rendements. Il est prouvé également que ces produits sont plus résistants aux intempéries.

En conclusion, dans certaines conditions, l’agriculture biologique peut contribuer à la sécurité alimentaire locale grâce à l’augmentation des revenus des ménages et à l’optimisation du rendement de la terre. Au niveau mondial toutefois, en tenant compte des connaissances et des technologies actuelles, les agriculteurs biologiques ne peuvent produire assez pour nourrir tous les habitants de la planète.

L’agriculture pourra-t-elle nourrir la planète sans la détruire ?

7 Mai

L’alimentation est depuis toujours un réel défi pour l’homme qui doit se battre pour se nourrir. Aujourd’hui, l’Homme n’arrive toujours pas à se nourrir correctement malgré des méthodes plus productives. Voici un aperçu des méthodes principales réalisées par des chercheurs pour pouvoir nourrir 9 milliards de personnes en 2050…

Optimiser les usages des terres

L’utilisation de l’eau, de nutriments et de produits chimiques est rarement juste : les fermiers en mettent trop dans certains endroits et trop peu dans d’autres. Il s’agit donc d’utiliser les terres en fonction des différents écosystèmes de la planète de façon à maximiser la production de calories par hectare.

Réduire les pertes post récolte

Entre 30 et 60% de la nourriture produite par l’agriculture finit jetée, décomposée ou mangée par des parasites.

Augmenter les terres cultivées

Pour parvenir à nourrir le monde dans l’avenir, il faudrait doubler la production agricole actuelle ou changer les champs destinés aux bétails et aux agrocarburants en les remplaçant par des champs cultivables (blé, pomme de terre,…).

L’agriculture biologique

L’agriculture biologique est le type de production le plus respectueux de l’environnement mais son souci est qu’elle ne peut pas supporter la population mondiale toute seule du fait de ses rendements plutôt faibles par rapport aux moyens de production utilisant des intrants chimiques.

Selon paris tech review : ‘’ Nourrir plus de 9 milliards d’humains en 2050 dans un cadre du développement durable est possible mais difficile. Cela pousse inéluctablement à agir dès maintenant. La recherche et la recherche-développement peuvent montrer la voie en proposant des solutions, mais cela ne saurait suffire. Pour gagner la course contre la montre du développement durable, la planète a besoin de courage politique partagé.’’


Sources :

http://www.latribune.fr/green-business/l-actualite/20120321trib000689626/faut-il-reinventer-l-agriculture-.html

http://btsastaap.canalblog.com/archives/2010/06/21/18379788.html

http://www.paristechreview.com/2010/07/19/nourrir-planete-durable-defis-recherche-agronomique/  


Article réalisé en avril 2012 par Diego Benitezde l’Athénée Royal Paul Delvaux (Lauzelle), dans le cadre du projet Jeunes-Journalistes.net