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Les droits de l’Homme

2 Mai

Faire respecter la dignité

8 Mar

Patrick Delhausse, professeur de Morale Laïque à l’Athénée Royal Paul Delvaux à Louvain-La-Neuve, est très sensible aux questions des Droits de l’Homme et soutient des associations qui luttent pour plus d’égalité. Il a accepté de nous recevoir pour nous en dire plus sur ce sujet.

Jeunes Journalistes : Selon vous, quel est le Droit de l’Homme le plus important ?

Patrick Delhausse : C’est une question difficile… Je pense que tous les Droits de l’Homme sont très importants, mais celui qui me touche le plus est le respect de la dignité des Hommes dans leurs différences.

J.J. : Quel est celui le moins respecté ?

P.D. : Je dirai la liberté d’expression ou celui de la liberté de culte.

J.J. : Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la Journée des Droits de l’Homme?

P.D. : La Journée des Droits de l’Homme est un moment symbolique pour dire au monde leur importance et la difficulté de les faire respecter. Cette journée permet aussi d’être ensemble et de communiquer.

J.J. : Est-ce que mondialement la Journée des Droits de l’Homme fait émerger certains problèmes ?

P.D. : Cela peut effectivement mettre en lumière certains pays non respectueux des Droits de l’Homme.

J.J. : Quel est le fonctionnement d’Amnesty International ?

P.D. : Amnesty International dénonce le manque de respect des articles fondamentaux de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et diffuse ces informations à un niveau international. Mais il organise aussi des actions urgentes pour des prisonniers injustement emprisonnés dans des conditions indignes pour l’Être Humain.

J.J. : Enfin, quels sont les buts des Droits de l’Homme ?

P.D. : Faire respecter la dignité.


Sources:

Interview de DELHAUSSE Patrick, professeur de Morale Laïque à l’Athénée Royal Paul Delvaux réalisée le 22 février 2008.


Article réalisé en mars 2008 par Julia Lauwerijs et Caroline Masset dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

Les Enfants Soldats

8 Mar

L’existence des enfants soldats est quelque chose d’inquiétant. D’autant que, selon l’ONU, il existe aujourd’hui 300 000 enfants soldats à travers le monde. Pour en savoir plus, nous avons interviewé Patrick Delhausse, professeur de morale à l’Athénée Royale d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, ainsi que l’UNICEF, une organisation qui s’intéresse aux situations de détresse vécues par, les enfants du monde entier.

Selon l’UNICEF

L’UNICEF définit un enfant soldat comme un combattant âgé de moins de 18 ans. Selon cette même organisation, « on en observe dans diverses régions du monde comme le Tchad, le Mozambique, l’Ouganda, l’Afghanistan et le Pérou. Différentes raisons expliquent ce terrible phénomène telles que la pauvreté, la fascination vouée au pouvoir, le souhait de vengeance ou encore des motivations idéologiques. Concernant les groupes militaires qui recrutent ces enfants, il n’est pas difficile de comprendre leurs motivations. En effet, les enfants « ne coûtent pas chers » et ils sont faciles à manipuler. Ils peuvent donc être très efficaces sur certains terrains, servant souvent de « chair-à-canon » lors des combats».

Interview de Patrick Delhausse
Jeunes-Journalistes : Patrick Delhausse, vous êtes une personne très curieuse sur tout ce qui se passe dans le monde. D’après vous, y a-t-il une époque où il y avait beaucoup d’enfants soldats ?

Selon moi il y en aurait plus aujourd’hui à cause de la technologie. Par exemple, un enfant de 14 ans avec une lance ne tuera personne mais un enfant de 14 ans avec un fusil tuera plus de personnes.

Pourquoi y en a-t-il énormément en Afrique ?

Il y en a beaucoup en Afrique mais il y en a aussi en Amérique du Sud et en Russie. Les Farcs, principale force rebelle colombienne armée, kidnappent les enfants en Amérique du Sud mais en Afrique certains enfants viennent de leur plein gré.

Pensez-vous que les enfants d’Occident ne sont pas assez sensibilisés par ces mouvements ?

Ils sont touchés mais ne se sentent pas directement concernés.On parle souvent des enfants soldats en Afrique et beaucoup d’associations essaient de toucher la population pour arrêter ce trafic d’enfants. En effet, car, selon ces associations, de plus en plus d’enfants deviennent des enfants soldats. Et la moitié d’entre eux l’ont décidé eux même car être enfant soldat, c’est avoir la certitude d’être nourri, hébergé et en sécurité.

Conclusion?

Face à ce problème, le monde réagit de diverses façons notamment par l’intermédiaire de lois et décrets. Cependant, le phénomène est encore très présent dans de nombreux pays. On peut donc se demander si ces actions sont suffisantes et si les Etats occidentaux mettent réellement tout en œuvre pour arranger la situation.


Sources:

Delhausse Patrick, professeur de morale a l’Athénée Royal d’Ottignies-Louvain-la-Neuve, interview réalisée le 25 février 2008.

Porte-Parole de l’UNICEF, interview réalisée le 22 février 2008.

http://fr.wikipedia.org


Article réalisé en mars 2008 par Charlotte Annez et Thibaut Lambrechts dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

Être réfugié dans un centre ouvert

8 Mar

Quand on parle de centre pour refugiés, on confond souvent les centres ouverts et les centres fermés. Pourtant, ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre.

Un centre ouvert est un endroit de transit, pour un temps d’intégration avant d’avoir le statut de réfugié et un permis de travail. On peut en sortir librement. Au contraire, les centre fermés sont plus comme une prison pour les sans papiers en attente d’une expulsion. Petit tour d’un centre ouvert…

Une organisation bien réglée

Chaque matin dans le centre ouvert de la croix rouge de Fraipont-Trooz, les demandeurs d’asile prennent leur petit déjeuner au réfectoire. Ensuite, ils doivent faire la file pour donner leur numéro de résident et accomplir les tâches ménagères réparties à la réception du centre par les membres du personnel. Pendant ce temps, les enfants sont envoyés à l’école.

Pour venir en aide aux résidents dans les démarches administratives longues et pénibles, 30 conseillers sont à leur disposition. Et s’ils ne sont pas occupés par les démarches administratives, les habitants du centre ont différentes activités à leur disposition.

Permettre une vie sociale

Tout est mis en place pour éviter que les résidents se sentent « emprisonnés » comme dans un centre fermé. Le « village », par exemple, est une salle de détente qui permet aux résidents de ne pas rester enfermés dans leur chambre et d’avoir une vie sociale « normale ». Chaque aile du centre dispose d’un local TV et les résidents ont accès à une salle de cinéma dès 19h00. L’un d’entre eux est également choisit comme coiffeur afin de mettre à disposition un salon de coiffure pour tous. Pendant ce temps-là, un autre résident est chargé du lavoir pour permettre à ceux qui ont l’autorisation de venir laver leur linge la journée.

Une salle de jeux intérieure ainsi qu’un espace de jeux extérieur est prévu pour les enfants. Et, à l’infirmerie, des médecins se relaient pour les consultations des malades. Un lieu pour que les musulmans puissent prier pendant le ramadan reste toutefois encore à aménager pour compléter cette structure.

Suivre des formations

Au local Cyber-média, les résidents du centre ont la possibilité de suivre une formation d’informatique avec l’autorisation du centre. A l’atelier de couture, ils ont la possibilité de suive une formation de couturier. Certains d’entre eux peuvent également bénéficier de cours de français. Enfin, une bibliothèque est mise à leur disposition avec différents livres en différentes langues.

Des logements modestes

Les familles peuvent disposer d’une aile rien que pour elles avec de petites chambres de quatre personnes. Les personnes seules sont dans les autres ailes du bâtiment, où les chambres sont partagées entre 6 personnes. Ces chambres ne sont pas très grandes et ne permettent pas d’intimité.

Dix jours par mois, les résidents sont autorisés à passer la nuit hors du centre. Ils peuvent passer jusqu’à 3 nuits par semaine hors du centre s’ils ont une autorisation.

Une autonomie financière ?

Les résidents reçoivent une somme modique de 6.60 euros par semaine, pas assez pour prendre le train. Ils ne peuvent pas non plus travailler car ils n’ont pas de permis de travail.

Il faut, en moyenne, attendre un an pour recevoir une réponse. Pour les refugiés, il est souvent insoutenable de rester dans l’ignorance de leur statut. Ils vivent une attente interminable sans la certitude de pouvoir rester sur le territoire.


Sources:

visite guidé du centre de Croix -Rouge de Fraipont-Trooz proposée par un résident le 18 avril 2008.


Article réalisé en mai 2008 par Benjamin Verde dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net

Ali: « On a tout vendu pour quitter notre pays »

8 Mar

Ali, jeune Afghan, est venu en Belgique en 2002. Il a effectué des démarches nécessaires pour obtenir des papiers. Après 4 ans, il les a enfin obtenus. Aujourd’hui, il fait le point sur ces années difficiles…

Pourquoi êtes-vous venu en Belgique ?

Nous avons quitté l’Afghanistan pour fuir la guerre. Et nous avons choisi la Belgique parce que ma mère voulait vivre dans une royauté.

Comment êtes-vous arrivé ici ?

Par avion. Grâce à la vente de tous nos biens, nous avons pu financer le voyage et acheter de faux passeports.

Toute votre famille a-t-elle pu vous accompagner ?

Nous sommes arrivés à 4: ma mère, ma sœur, mon frère et moi. Notre père n’était pas avec nous au moment de notre départ car il était parti se cacher pendant un an. Il était opposé au gouvernement taliban et aux moudjahidines. Lorsqu’il a pu revenir dans notre ancienne maison, il ne nous a pas trouvés. Alors, ma famille qui était encore en Afghanistan lui a dit qu’on était en Belgique depuis 2 mois Et il est venu nous rejoindre.

Une fois en Belgique, qu’avez-vous fait ?

Je n’avais que 13 ans, je ne me rappelle pas très bien. Je me souviens seulement que nous sommes allés au commissariat pour avoir un endroit où habiter et demander des papiers.

Après le commissariat, on nous a envoyés dans des maisons sociales à Liège. Un an après, on est allés au CPAS et ils nous on trouvé une maison quelques semaines plus tard.

Avez-vous encore de la famille en Afghanistan ?

Oui, ils n’ont pas eu l’opportunité de venir.

Avez-vous la nationalité belge ?

ui, nous l’avons eue en 2006. Après avoir faillit être renvoyés dans notre pays car nos cartes n’étaient plus valables. La commune nous a beaucoup aidés.

Avez-vous eu des soucis pour vous inscrire dans une école ?

Par vraiment. Le directeur a eu peur de ma situation puis a fini par m’accepter. J’avais tout de même des problèmes en français. Mais, en Afghanistan, j’avais appris l’anglais, ce qui m’a permis de communiquer avec mes professeurs en anglais. Depuis, grâce à mon entourage j’ai amélioré mon français et je les en remercie beaucoup.


Sources :

Interview d’Ali le 3 avril 2008 à Chaudfontaine par Fatima Falonne


Article réalisé en mai 2008 par Fatima et Falonne dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net