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Silence, les jeunes parlent !

19 Mar

Chaque année, dix élèves électifs de 5e et 6e secondaire ont l’opportunité de participer à une séance de simulation parlementaire. Celui-ci se déroule en fin février, début mars.

Ils devront débattre et défendre un thème qui leur aura été tiré au sort par leur professeur lors de la rencontre entre le personnel enseignant qui a lieu en septembre.

EuroPolis est un projet de formation politique organisé par l’ASBL Eufrasie en collaboration avec le Bureau d’information du Parlement européen en Belgique.

Avant que ces élèves se rendent au Parlement européen pour débattre avec les autres élèves, ils devront s’entraîner avec l’aide de leur titulaire. Un thème leur sera imposé et la classe entière devra mener un débat. Afin de leur apprendre à donner leur avis.

Le professeur est là pour faire en sorte que tout se déroule au mieux. Car plus tard, lord du rendez-vous, ce sont, des anciens participent qui prendront les places de ceux-ci.

Il y a donc plusieurs dates à respecter pour pouvoir participer à EuroPolis. Celui-ci est organisé sur toute l’année scolaire. Il y a tout d’abord la rencontre entre les enseignants en septembre qui, ce jour-là, tireront au sort les thèmes des élèves. Ensuite, les élèves devront s’entraîner avec leur titulaire durant les heures de cours. Et pour finir, les débats ont lieu un jeudi et vendredi du mois de février/mars.

Cette activité est gratuite. Les élèves et les professeurs sont nourris et hébergés lors du débat.

Une maison des jeunes les accueille le jeudi soir. Une petite soirée festive est organisée le jeudi afin que les élèves puissent faire de nouvelles rencontres et profiter de cet événement le plus longtemps possible.

EuroPolis est donc une activité politique durant laquelle des adolescents de 5e et 6e humanité peuvent donner leur opinion sur un thème humanitaire et ils apprendront donc avec leur professeur et des élèves ayant participé à ce projet des années au paravent à gérer un débat.

C’est une aventure palpitante à ne rater sous aucun prétexte !


Sources:

http://compfight.com/search/EuroPolis/1-0-1-1

http://www.europarl.be/view/fr/Ep_teachers/Europolis_EYP.html


Article écrit en mars 2013 par Van Laethem Audrey dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

QU’EN EST-IL DU RACISME EN BELGIQUE ?

18 Mar

Les signalements de comportements racistes n’ont fait qu’augmenter depuis 2008 (plus ou moins 4000 signalements en 2011). Il n’y a aucune religion ou race qui est épargnée… Le racisme: La journée internationale contre le racisme approche, elle aura lieu le 21 mars. Pour cet évènement, le centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme, le CECLC, a recalculé leurs estimations du racisme. Ils ont alors conclu qu’un Belge sur trois est raciste et l’assume. Le racisme en vers les religions est très constant, bien que l’Islam soit la religion la plus souvent attaquée (32% des cas), aucune croyance n’est épargnée. Il existe d’autres racismes, beaucoup. Le racisme contre les Africains est le plus important, contre ceux de couleur. Comme la Seconde Guerre mondiale, qui est l’exemple le plus connu. Sur internet: Sur la toile, il y a énormément de signalements de racisme, soit 67% des signalements dans les médias. Plus d’un signalement sur quatre vient d’internet. C’est devenu le lieu d’expression principal de propos racistes et de haine. Le racisme a toujours eu une importance aussi si bien en Belgique qu’ailleurs (en Europe). Il est malheureusement trop présent et partout autour de nous… Il existe toujours des associations qui sont contre et qui se battent pour qu’il diminue, ici et aussi partout en Europe. La Belgique n’est pas le pays en Europe à être le plus affectée par le racisme, vu sa superficie… Mais la Belgique est quand même l’un des pays les plus concernés.


Sources:

http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=5111

http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/726764/delruelle-la-lutte-contre-le-racisme-s-egare.html

http://hub.coe.int/fr/what-we-do/human-rights/racism/ 


Article écrit en mars 2013 par Lina Bankajoua dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

Me Bestine Kazadi Ditabala œuvre pour la paix durable en RDC

26 Sep

Madame Bestine Kazadi Ditabala partage l’essentiel de son temps entre le barreau de Kinshasa et son engagement à conscientiser la population du Congo à la culture de la paix. Elle veut aussi impulser un éveil collectif à l’émergence d’un leadership féminin. Rencontre…

Ecrivain et poète, Mme Kazadi est auteur de l’hymne international de la femme pour la paix. Elle veut contribuer à bâtir une société où la femme en tant que citoyenne joue un rôle primordial dans la gestion de la République. Sa pensée des femmes est celle d’une femme plurielle et engagée. Elle croît en Dieu, en l’amour et à la famille.

Depuis l’âge de 13 ans, Me Kazadi sait qu’elle sera un jour avocate car elle ne supporte pas l’injustice et désire ardemment la combattre. L’amour de la formation continue et la découverte d’autres cultures, ajoutés à la discipline, à la loyauté, à la fidélité et à l’intégrité ont fait qu’elle réussisse ses études. Présidente de la Société Civile Féminine Congolaise (SOCIFEC), elle veut promouvoir l’idée que les décideurs doivent prendre en compte la dynamique femme dans les organes de décisions et de pouvoir. «Si les femmes leaders émergent, elles pourront véhiculer leurs idées, leurs visions et leur type de gestion afin d’humaniser la société congolaise et proposer des pistes de solutions durables, de bonne gouvernance, de justice et de paix » pense-t-elle.

Elle rappelle qu’au plus fort des guerres et d’autres conflits armés survenus en RDC, la femme a été la première victime. C’est sont les hommes qui détiennent la puissance publique. Par conséquent, c’est sont eux qui décident de la guerre. De même que des options économiques et budgétaires affectent des revenus à des priorités différentes de celles des femmes qui pensent, elles, à l’éducation, à la justice et au travail. De ce fait, elle déplore l’absence des femmes à la table des négociations pour la paix alors qu’elles possèdent l’art du compromis et du rassemblement. En tant avocate, défenseur des droits de l’être humain, elle réclame une justice d’indemnité pour toutes les femmes victimes. Cela afin de préparer la réconciliation, le pardon et à nouveau, le vouloir vivre ensemble dans la paix.

Me Kazadi déclare qu’à travers ses nombreux voyages à l’est du pays, elle a rencontré beaucoup de femmes victimes de viols ne réclamant que la paix, rien que la paix. C’est ainsi que son plaidoyer est celui de la promotion d’une participation active et effective de la femme dans le processus de construction de la culture de la paix par les femmes qui devront convaincre les hommes qu’il n’y aura jamais de développement sans la paix au Congo. Elle rencontre bien de difficultés dans cette lutte. Mais elle ne cesse de croire en sa force intérieure. « Décider, travailler et croire suffisent pour obtenir ce que l’on veut ». De même qu’il faut de la patience, du courage et de la persévérance pour réussir. Elle ne se laisse point décourager par les embûches qu’elle rencontre sur son chemin. Elle demeure plutôt préoccupée de partager et de convaincre les autres à ses idées, ses idéaux et convictions. Elle y met tout son cœur.

Son engagement s’est exprimé à travers la composition d’un chant lyrique intitulé « Hymne international des femmes pour la paix», qu’elle a dédié comme cadeau de la RDC à l’humanité. Et ce, afin de prouver le courage et la détermination des femmes, qui malgré l’horreur de la guerre, veulent être ce phare dans l’obscurité de la souffrance, pour éclairer les cœurs par l’espoir, l’amour et le pardon. Les statistiques indiquent que 80% de l’alimentation produite au monde l’est grâce au travail des femmes. Elles représentent 50% de la population mondiale et sont à 40% génératrices de revenus. Pourtant, elles ne sont propriétaires que d’1% du patrimoine mondial.

En RDC, elles sont des piliers sur le plan économique alors qu’elles ne se positionnent pas aux postes de décisions. En dépit du fait que la RDC ait ratifié le protocole de la SADC sur le Genre et le Développement qui reconnait à la femme, dans ses articles 15 à 19, le droit de jouir de ses produits sur le plan économique, les femmes restent dans l’ombre des hommes. L’application des textes en RDC est l’un des grands défis à relever.

La RDC prévoit, dans sa Constitution à l’article 14, qu’il doit y avoir la parité. Elle se définit comme suit: «La pleine participation des femmes au développement de la nation. La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales. L’État garantit la mise en œuvre de la parité Homme-Femme dans lesdites institutions… »

La parité dans la Constitution de la RDC est un instrument juridique important et innovateur qui devrait permettre aux femmes de pouvoir se positionner dans la gestion de la République sans être victimes de toute forme de discrimination et d’assurer la protection et la promotion de leurs droits.

A propos de quotas pour les femmes, pour Me Kazadi, le débat ne doit pas porter sur cette question en termes de chiffres mais en termes de compétences et d’expertise. L’important, c’est l’existence de la législation. C’est aux femmes de prouver qu’elles sont méritantes et sont capables de prendre le pouvoir et de l’exercer. «Les femmes doivent s’approprier la parité. C’est un problème de prise de conscience, d’éveil individuel puis collectif. En RDC, une femme qui se lève à 4h du matin pour aller vendre de la farine de manioc pour nourrir sa famille participe aux besoins primaires de la population. Les femmes produisent un revenu important officieux non normalisé, ni reconnu».

Définissant le concept de leadership, Me Kazadi estime qu’elle est une capacité à mener une vision sur le chemin de l’avenir et la faire devenir réalité. « Le leadership est un moteur, un levier, un accélérateur. » Elle pense que c’est un processus, un cheminement comme la démocratisation et l’autonomisation. En 2006, il y avait 6% de femmes qui s’étaient présentées aux élections générales, en 2011, il y en a eu 12%. Pour elle, c’est une démonstration de la prise de conscience de la Congolaise qui veut désormais assumer plus de responsabilités. A ses yeux, ces avancées illustrent la nécessité de rencontrer les femmes de toutes les couches de la population pour échanger sur le leadership. «Tout part de l’esprit. C’est un bon moyen de détruire les stéréotypes qui font croire que les femmes se détestent mutuellement alors que les femmes n’ont aucune raison de se détester ». Fédérer les femmes de toutes couches, confessions religieuses et idéologies politiques autour d’un même idéal, la paix et les femmes pour un Congo meilleur; c’est le combat que mène la SOCIFEC qu’elle préside.

Son ambition majeure est celle de pouvoir inscrire dans l’Histoire du Congo, une femme leader à chaque échelon de l’organisation d’État et d’élire en 2016, une femme à la magistrature suprême. « Ellen Johnson Sirleaf au Libéria en est à son deuxième mandat en tant que présidente de la République et prix Nobel de la Paix, elle est notre modèle, notre voie à suivre». En RDC, les femmes sont toujours dans le wagon. Elles doivent devenir la locomotive qui conduira le Congo vers un avenir prospère et paisible.



Article écrit par Raïssa Muadi en 2012, journaliste en RDC et bénéficiaire de la formation Jeunes-Journalistes en RDC en 2009.

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