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Les JADEs

2 Mai

Droits respectés ? Restez vigilant !

31 Mar

Les enfants d’aujourd’hui sont nés avec internet. Mais sont-ils conscients des dangers du net ? Les parents, bien souvent démunis face aux nouvelles technologies, ont un rôle crucial à jouer dans le contrôle et l’accompagnement de leur(s) enfant(s). Ceci afin de les protéger des risques liés à internet sans enfreindre leurs droits à la liberté d’expression ou à une vie privée… Les droits des enfants existent en effet et les premiers à devoir les faire respecter sont les enfants.

Selon une étude du CRIOC, 88% des enfants européens surfent déjà sur internet avec une utilisation moyenne de 9,5 fois par semaine. Seulement 47% des parents interrogés disent contrôler l’utilisation que leur(s) enfant(s) font d’internet. Internet comporte de nombreux risques auxquels sont confrontés les enfants en permanence, sans même parfois en avoir conscience. Mais si les enfants ont droit à la liberté d’expression et au respect de la vie privée, comment faire pour respecter ces droits et en même temps éviter de les exposer aux dangers d’internet? Qui doit prendre ses responsabilités ?

Les parents et internet

Les parents ont un rôle majeur pour la protection de l’enfant… Il est tout d’abord important qu’ils maîtrisent eux-mêmes la Toile du web afin de guider et accompagner au mieux l’enfant. De nombreux contrôles parentaux sont également mis gratuitement à disposition par les fournisseurs d’accès internet. Enfin, la création d’une session informatique pour chaque membre de la famille permet un meilleur contrôle des informations sur internet.

Les enfants et les images chocs

Un des risques du web est l’exposition à des images choquantes. En effet, il est fréquent que des images apparaissent subitement sur l’écran…  Et certaines de ces images peuvent être choquantes pour l’enfant qui les voit. Il est très difficile pour les sociétés de contrôle du web de retrouver les pirates qui dispersent ces images et de bloquer l’accès de leurs sites. L’enfant doit avant tout vérifier le flot d’information et d’images reçues grâce au contrôle des spam, des contacts de messagerie, etc.

Les enfants et les chats

On observe que les enfants sont de plus en plus souvent soumis à des pressions psychologiques sur les chats. Certaines personnes utilisent ces moyens de communications directes afin de soutirer des données personnelles ou d’envoyer des propositions dangereuses aux jeunes encore trop naïfs sur les dangers de ces chats. L’enfant est le premier à pouvoir agir en vérifiant l’identité de son interlocuteur, mais également en ne divulguant pas trop d’informations.

Les enfants et la pub

Les enfants sont les premières cibles des publicitaires. Les meilleurs consommateurs restent les jeunes et tout est mis en œuvre pour les inciter à acheter. Le fait de s’inscrire sur un site communautaire, de remplir un questionnaire précis ou d’écrire des commentaires sur un site internet permet aux publicitaires l’accès à des informations qui leurs permettront de vendre plus facilement leurs produits. En effet, certains publicitaires et chasseurs de tête achètent les données des sites internet. Ca leur permet de cibler leur public. Les publicités ne sont pas envoyées au hasard… Elles sont choisies en fonction des centres d’intérêts de l’utilisateur et dispersées sur les pages visitées par ce dernier. Il est cependant possible de bloquer ces publicités à partir de chez soi, en modifiant les paramètres de son compte sur le site.

Les enfants et les réseaux sociaux

Les mêmes sites communautaires sont des lieux de divulgation de nombreuses données personnelles. Facebook en est l’exemple le plus frappant. Selon une estimation de CyberSentinel.co.uk, les adolescents passent 1h40 par semaine sur Facebook. Victime de son succès, le site est la ligne de mire des pirates. Malgré ce qu’on dit, le site au 350 millions d’utilisateur n’est pas invulnérable aux virus.

Mais « le plus gros danger reste l’utilisateur lui-même » (Damien Bancal, journaliste). La politique du site tente de nous rassurer : « veille à la confidentialité des données personnelles. ». Bien vague mot que « veille », surtout quand on lit dans la presse que le FBI utilise les réseaux sociaux pour rechercher de présumés criminels.

En définitive, l’enfant est le premier qui doit se protéger et faire respecter ses droits. Il doit rester vigilant. Il est également préférable de ne pas divulguer trop d’informations dans le respect de la vie privée d’autrui, de vérifier à deux fois l’information reçue, et de ne pas hésiter à demander de l’aide. De nombreux sites d’organisation sont là pour guider l’enfant sur le web : www.lespetitscitoyens.com, www.foruminternet.org, ou encore l’article de Gui-G « Facebook, danger ! ».


Article réalisé en 2010 par  Emmanuel Van der Bruggen dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net, en partenariat avec les JADE (Jeunes Acteurs des Droits de l’Enfant), un projet du Délégué général aux droits de l’enfant (www.dgde.cfwb.be).

Le droit d’être protégé

31 Mar

On entend souvent parler de maltraitance mais sait-on vraiment ce que c’est ? Ce n’est pas qu’aux autres que ca arrive. Cela peut être à un ami, un voisin, une cousine, un frère.. Il faut ouvrir les yeux pour pouvoir aider les victimes à se protéger.

La maltraitance se présente sous différentes formes. Souvent masquée, on ne sait pas comment la déceler. Mais au fond, de quoi s’agit-il ? Avant tout, il faut distinguer la violence physique, psychologique et sexuelle.

Violence physique

La violence physique est plus facile à identifier car on la repère visuellement avec les traces laissées sur le corps. Brûlures, morsures, lacérations, hématomes, cicatrices, trace de coups inexpliquée, fracture multiple, ecchymose… sont des indices pouvant révéler une maltraitance.
La négligence et privation alimentaire, de soins, d’hygiène… et les conditions matérielles (absence de lit dans la chambre de chauffage, de lumières.. )  font aussi partie de la violence physique.

Violence psychologique

La violence psychologique est sans doute moins facilement décelable. Humiliation, agressions verbale, injures, exclusion, et enfermement sont des violences insoutenables et peuvent provoquer des conséquences tels qu’un état dépressifs, tentative de suicide, refus de s’exprimer,… tous sont des signes pas toujours flagrants.

Violence sexuelles

La violence sexuelles est sans doute  la forme de maltraitance la plus médiatisée. Elle porte atteinte a l’intimité de l’enfant et peut aller d’un attouchement à l’acte sexuel. Certains signes tels que maux de tête, malaise, douleur au ventre, marque de doigt sur les bras ou parties intérieur des cuisses, propos ou jeux sexuelles inappropriés pour son âge, identification à l’agresseur par des jeux, infections génitales, suicide et dépressions sont divers indices révélateurs. Mais attention toutefois a ne pas tirer de conclusion hâtives. Ce sujet est très délicat, il ne faudrait pas brusquer une probable victime…

Les enfants victimes de ces violences ne sont pas conscients du mal et se sentent coupables, responsables. Par conséquent, ils cachent leurs blessures et ne désirent pas dénoncer l’agresseur d’autant que ce dernier a une emprise énorme sur sa victime et fera tout pour la garder.

Face à une situation pareille que faire ?

Il existe des services pour aider les victimes tout d’abord écouter la victime, la rassurer, l’aider à s’en sortir et avec la justice. La Convention Internationale des Droits de l’Enfant stipule en l’article 19 que : « Les états prennent toute les mesures législatives, administratives, socials et éducatives appropriées pour protéger l’enfant contre toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalité physique ou mentale, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation y compris la violence sexuelle, pendant qu’il est sous la garde de ses parent ou l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié. »

Comment intervenir ?

Pour protéger les enfants en danger dans leurs famille ou ailleurs, il y a tout d’ abord l’écoute très importante et la solidarité, il faut  rassurer la victime et appeler des services tels que SOS-ENFANT, le service du Délégué général aux droits de l’enfant, PMS, PSE, AMO, ONE, médecins généralistes, police, maison de justice… eux prendront en charge la protection de la victime et s’assureront qu’il n’y a plus aucun danger.


Article réalisé en 2010 par Eda dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net, en partenariat avec les JADE (Jeunes Acteurs des Droits de l’Enfant), un projet du Délégué général aux droits de l’enfant (www.dgde.cfwb.be)

Les punks, des gens pas comme les autres ?

31 Mar

En ce moment, les punks sont souvent victimes de discrimination à cause de leurs différences. Ils s’expriment principalement par un style assez provocateur et un genre musical assez violent et dénonciateur. Leur mouvement est plutôt libertaire.

Discriminations.

Les punks sont habitués à recevoir des remarques dans la rue, à être évités, ils sont souvent considérés comme des bêtes de cirque, en général par les touristes qui les mitraillent sans autorisation.

Les punks sont souvent aussi dans le collimateur de la police car leurs têtes ne leurs reviennent pas. Sans doute parce que les punks ont souvent été caricaturés comme des voyous dans les médias. Les contrôles de police sont donc fréquents et leur attitude est parfois un peu déplacée. Il est difficile pour les punks de s’intégrer par exemple à l’école, au travail, dans la famille car leur style sort de la norme et peu de gens l’accepte.

Leur mode de vie aujourd’hui.

Les punks sont un peu dans leur monde, ils restent entre copains, s’amusent, boivent, vont à des concerts,… Leur musique et leur style sont en quelque sorte leur manière de s’exprimer. Dans la scène punk, il y a de moins en moins de concerts, en raison de salles qui ferment. Cela est dû, généralement, au nombre de plaintes concernant le bruit ou certaines dégradations. Pour de bons concerts il leur faut donc souvent bouger assez loin.

En conclusion, le problème n’est pas forcément le punk mais plutôt l’ignorance, l’intolérance ou peut-être la peur de la différence. Dans ce cas, on peut se demander si la liberté d’expression existe ou s’il s’agit seulement d’une utopie.


Article réalisé par Thibaut Crust dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net, en partenariat avec les JADE (Jeunes Acteurs des Droits de l’Enfant), un projet du Délégué général aux droits de l’enfant (www.dgde.cfwb.be).

Transports modérés, Ardennais isolés

31 Mar

De nos jours les jeunes ardennais sont mis en dehors du cercle social.
En cause, le manque de transports en commun.

Les Ardennais se font-ils oublier?

Calme et paisible, entourée de toute cette faune et flore, à l’écart de tout ce stress et de la pollution urbaine, le pied non ? Et bien non ! En effet tout ceci n’est que la jolie façade que l’on donne aux Ardennes. L’envers de ce décor : un isolement social subis par ces jeunes ardennais pour cause d’un grand manque de transport en commun. A Riennne, à peine deux bus à la journée circulent, qui ne mènent même pas jusqu’à la gare de Gedinne.

De simples activités de tous les jours deviennent un vrai parcours du combattant. Aller à la banque de Gedinne ? Bus à 13h50, retour à 15h20. Pour 10 minutes a la banque : une heure d’attente à Gedinne.

Envie de faire les boutiques à Namur ? Bus de 8h30 jusqu’à Gedinne, 3km à pied pour la gare, train à 9h30, arrivée à Namur à 10h30. Pour le retour : un train toutes les deux heures (sinon bloqué à Dinant) ensuite 3km de marche jusqu’à Gedinne, bus de 15h20 ou 16h30 (le dernier !).

Besoin de travailler ? Avec deux bus et un train toutes les deux heures, mieux vaux trouver un bon patron qui accepte des horaires flexibles !

Résultat, des jeunes enfermés dans un cercle vicieux. Les jeunes ont le droit à la mobilité ! Si il n’y a pas de transports, l’accès à des hobbies, à des sorties ou au travail devient impossible. Pas de permis, pas de travail. Pas de travail, pas de revenu pour passer le permis… Avec ce manque de transport aucune issue. Les jeunes se renferment sur eux mêmes.

Pour ne pas rester seul chez eux, ils forment des clans avec d’autres jeunes du village, ils commencent à boire de l’alcool, fumer des cigarettes voire du cannabis. Les weekends, ils sortent dans les petits bals de village où ils boivent à en perdre l’esprit et se bagarrent pour un simple regard de travers. Jeunes isolés, dépressifs voire suicidaires, jeunesse gâchée pour un manque de transport.

Mais où allons nous ? Une chose est sure : pas en transport en commun !


Article réalisé  par Christelle Brosteaux dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net, en partenariat avec les JADE (Jeunes Acteurs des Droits de l’Enfant), un projet du Délégué général aux droits de l’enfant (www.dgde.cfwb.be).