Une agriculture particulière !

7 Mai

Aujourd’hui, beaucoup de fermiers vendent leurs produits à des sociétés qui revendent ces produits aux clients. Mais il y a 5 ans, Johanne Dupuis et Christophe Col arrivent à Bousval, montent leur propre projet et décident d’être indépendants.

En octobre 2006, Johanne et Christophe trouvent enfin une ferme. Ils en cherchent une depuis quelques mois pour monter leur propre élevage de chèvres.

Après avoir travaillé 10 ans dans une ferme à Alken (village de la province du Limbourg), ils cherchaient à avoir leur exploitation. C’est à Bousval qu’ils trouvent l’endroit idéal. Malheureusement, le bâtiment est trop grand alors ils décident de trouver des personnes qui veulent en rénover une partie. Cinq familles s’y installent, eux y compris. Il reste alors un espace suffisant pour l’élevage de chèvres et la fromagerie. La rénovation est un immense travail toujours en cours d’ailleurs.

Une boucle qui ne s’arrête jamais

Christophe et Johanne ont donc décidé d’être totalement indépendants. Ce qui veut dire qu’ils n’achètent pas le nourriture des animaux et qu’ils vendent eux-mêmes leurs produits.

Le ramassage de betteraves

Christophe sème, coupe, ramasse et ramène l’herbe à la ferme. Cette herbe sert à nourrir les chèvres car elles ne sortent pas en prairie. « Si elles sortent, elles ne mangent pas correctement et elles risquent de donner du lait de moins bonne qualité » explique Christophe. La chèvre mange une partie des herbes et elle en laisse une autre. Ces restes sont donnés aux vaches et en hiver aux moutons. Ici les vaches et les moutons ne sont pas traits. Ils sont la pour manger les restes et pour avoir de la viande. Les quarante moutons sortent dans la prairie pendant l’été afin de l’entretenir.

Tous ces animaux rejettent des excréments. Alors, plus ou moins quatre fois par ans, Christophe et Johanne vident les excréments qui sont dans l’étable. Ils seront alors répandus sur les champs ce qui formera un très bon engrais. Et le cercle recommence.

Mais en hiver ?

En hiver, les chèvres mangent du préfané

En hiver, l’herbe ne pousse pas, alors en été les chèvres  mangent du préfané. Le préfané c’est l’herbe coupée, mise en ballots quand elle est à moitié sèche. Elle fermante dans le plastique et fait du préfané. C’est bien mais ce n’est pas suffisant. Pour compenser, Christophe sème aussi des betteraves fourragères et chaque année, en octobre, amis, famille, client et autres viennent aider à ramasser un hectare de betteraves à la main.

La vente…

Un petit magasin est installé à la ferme mais cela ne suffit pas. Alors, cinq fois par semaine, ils vont au marché. Mercredi, Simon va à Wavre et Christophe à Bruxelles. Vendredi Johanne va à Ottignies, samedi Christophe va à Nivelles et dimanche Johanne va à Waterloo. Là, ils vendent leurs produits directement à leurs clients et les clients mangent des produits locaux. « C’est important que le client voit le consommateur. On travaille de la fourche à la fourchette ! » dit Johanne.

Pour recevoir un prix plus juste, le choix de produire et de vendre ses aliments de façon indépendante est une solution.


Sources :

Interview de Johanne Dupuis et de Christophe Col

Le Sillon Belge  du samedi 28 mars 2009

Ilustrations :

Christophe Col


Article réalisé en avril 2012 par Camille Colde l’Athénée Royal Paul Delvaux (Lauzelle), dans le cadre du projet Jeunes-Journalistes.net

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :