Le malheur aurifère des enfants du Niger

31 Mar

Mains d’un enfant travaillant dans les mines

Lors du travail des enfants dans les mines, les droits de l’enfant sont violés : « l’enfant a le droit d’être dans le meilleur état de santé possible » ; « l’enfant a le droit d’être protégé » ; « l’enfant a le droit d’être éduqué »,…

Pourtant, des enfants doivent affronter le travail très éprouvant et dangereux de mineurs en accomplissant les mêmes efforts que des adultes. Ils creusent, portent le minerai, concassent des pierres avec d’énormes pilons pour ensuite filtrer la poudre qui en résulte. En plus de cela, s’ajoutent les risques de maladies par l’inhalation de substances toxiques telle que le mercure mais aussi des problèmes de croissance.

Qu’en est-il au Niger ?

Au Niger, plus particulièrement dans l’exploitation aurifère de Komabangou, des enfants travaillent dans des mines verticales en y descendant avec des cordes. En plus de creuser et d’essayer de trouver de l’or, les enfants sont aussi chargés de la vente du minerai, de matériel ou de nourriture.

Les causes

Les principales causes du travail des enfants au Niger sont : la pauvreté des parents (manque de production agricole) ; la pauvreté de l’état nigérien qui s’est orienté vers la production unique d’uranium alors que le pays est riche en minerais ; le manque de scolarisation, seuls 27% des enfants du pays ont accès à l’école ; l’absence de lutte contre le travail des enfants de la part de l’état et enfin le manque d’investissement de la société civile dans les petites mines.

Les solutions

Le Niger a pourtant signé la convention des droits de l’enfant et le protocole de Palerme 3 (la référence internationale en matière de prévention et de lutte contre la traite des gens). L’Etat s’est donc engagé à pénaliser la traite des enfants. De plus, en 2002, le Bureau international du travail (BIT) avait lancé au Niger « le projet pilote » qui avait trois objectifs : la prévention du travail dans les mines, le retrait des enfants mineurs et la formation des parents.

Ces objectifs ont assez bien abouti à leur terme : une école à été construite, 30 enfants travaillant dans les mines ont été retirés du site, les parents ont été formés aux règles de sécurité,…

Le problème des enfants travaillant dans les mines s’est donc nettement amélioré mais reste d’actualité.


Sources :

GBADAMASSI Falila, « Mines et carrières : l’autre calvaire des enfants au travail »paru sur le site internet www.afrik.com, consulté le 7 mars 2010,

ILO, « Le travail des enfants dans les petites exploitations minières du Niger: Cas des sites de natron, de sel, de gypse et d’orpaillage » paru sur le site internet www.ilo.org, consulté le 7 mars 201.

Afriquinfos, « Le travail des enfants toujours présent au Niger » paru sur le site http://afriquinfos.centerblog.net consulté le 7 mars 2010.


Illustration : Bastien Magis


Article réalisé en mars 2010 par Bastien Magis dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

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