Les jeux vidéos, les adolescents et la dépendance

7 Mar

Illustration et montage par Elise Löwenthal

Beaucoup d’ados passent chaque jour plus de 3h à jouer aux jeux vidéos, un adolescent sur quatre ressentirait une dépendance, les jeux vidéos sont-ils un danger pour les adolescents ?

De nos jours, les jeux vidéos font partie du quotidien des adolescents, jeux sur PC, en ligne via internet, sur console envahissent l’univers familial.
Un chercheur de l’université colombienne-britanique Simon Fraser a réalisé une étude en 1998 qui démontre qu’un adolescent sur quatre jouant à des jeux vidéo ressentirait une forme de dépendance à ceux-ci. Cette étude souligne aussi que l’ado ne serait plus capable de contrôler son comportement face au besoin de jouer.

On reconnaît qu’un joueur est dépendant au fait qu’il n’arrive pas à décrocher et qu’il en souffre. Ce qui était une distraction a envahi sa vie, dans ce cas là, on peut parler de maladie. La dépendance aux jeux vidéo peut être très forte. Un adolescent peut, par exemple, passer une nuit entière à jouer et dormir le jour. Ce comportement le coupe de toute vie familiale. Il peut avoir pour conséquence aussi de confondre l’imaginaire et la réalité. Aussi, jouer à des jeux vidéos avec des milliers d’autres utilisateurs peut être perçu comme une activité sociale, mais pour les enfants ou les adolescents renfermés, toute forme de dépendance à ces jeux ne fait que les isoler davantage des amis et de leur entourage.

Les effets négatifs peuvent aussi se répercuter sur la forme physique car un adolescent qui passe de longues heures à jouer à des jeux vidéo n’a plus beaucoup de temps à consacrer aux  activités physiques.

Jean-Claude Matysiak, responsable du service d’addictologie du centre hospitalier de Villeneuve-Saint-Georges témoigne : « Mon dernier patient était en fac d’informatique. Ses copains ne l’avaient pas vu depuis deux mois. Ils ont alerté les parents, les pompiers sont intervenus. Ce jeune homme ne se nourrissait plus et passait tout son temps à jouer. »

Mais en général, même si les joueurs ont du mal à se freiner, ils ne sont pas accros pour autant. Et contrairement à ce que certains ont tendance à dire, il n’y a pas que des effets négatifs dans sa pratique, même quotidienne. Tout d’abord, les jeux sur ordinateur peuvent susciter des vocations, c’est souvent en commençant par jouer aux jeux vidéos que certains adolescents deviennent des génies de l’informatique. Ensuite, bien que souvent pratiqué en solitaire devant son écran, le jeu vidéo permet à l’ado de se faire des copains.

L’ordinateur fait partie de la vie des adolescents d’aujourd’hui. Mais comment gérer le risque de dépendance face à cet outil incontournable?


Sources :

– JOLLY Eric, « Les bons et les mauvais points dans les jeux vidéo », Top santé, Septembre 2008.

– PISANI Pascale « Nouvelles dépendances : accros aux jeux vidéo » paru sur le site internet www.viva.presse.fr, publié le 4 juillet 2006, consulté en février 2010.

– Réseau Education-Médias, « La dépendance » paru sur le site internet www.media-awareness.ca, consulté en février 2010.


Article réalisé en février 2010 par Elise Lowenthal dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

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