« J’ai 5 ans, je travaille… »

7 Mar

André ne joue pas, ne connaît pas son vrai nom, son âge et ne sait ni lire, ni écrire. Il est employé comme domestique. Ses journées sont harassantes, il ne reçoit pas de salaire et dort à même le sol.

218 millions d’enfants de 5 à 17 ans travaillent dans le monde, sont privés de leur enfance et subissent des situations d’exploitation. Le travail des enfants est un phénomène mondial dont aucun pays n’y échappe.

La majorité d’entre eux travaille en tant qu’agriculteur, artisant ou dans l’industrie. Malheureusement, la plupart des activités sont incontrôlables par les autorités: les enfants qui travaillent dans la production, qui doivent rembourser des dettes, qui travaillent dans leur famille, qui vivent dans la rue et qui basculent le plus souvent vers la délinquance ou la prostitution, ou encore les filles qui effectuent les tâches domestiques,…
Ils travaillent aussi durement que leurs parents.

Dans certaines entreprises, la règlementation n’est pas toujours respectée au niveau de l’âge, la durée de travail et les conditions. Beaucoup travaillent dans des pièces sans lumière et sans air, c’est le cas dans les mines, les usines de textiles qui utilisent des produits toxiques,…

Dans la plupart des cas, ces enfants mineurs sont exploités parce qu’ils n’ont pas le choix. Beaucoup font cela pour garantir la survie de leur famille très pauvre et parfois nombreuse. Et il est difficile dans ces conditions de recevoir une bonne éducation, ce qui prive le jeune d’avoir une chance de vivre une vie meilleure et de sortir de la pauvreté.

L’exploitation au travail des mineurs entraîne des conséquences graves sur leur santé et leur avenir.
Premièrement, l’utilisation de produits chimiques, les milieux pollués et poussiéreux sont extrêmement dangereux pour leur santé.
Et deuxièmement, ils sont condamnés à l’analphabétisme car ils ne vont pas à l’école et donc ils n’ont pas d’avenir possible.

Ce n’est pas si simple d’interdire le travail aux enfants. On ne peut pas empêcher le jeune de travailler si ses revenus dépendent de la survie de la famille. Il faudrait plutôt renforcer les restrictions pour sauvegarder sa santé,un salaire juste, des jours de repos, des conditions de travail favorables, supportables pour un enfant et un enseignement gratuit et obligatoire pour qu’il puisse construire son avenir.

La convention internationale pour les droits de l’enfant a été adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989. Mais il reste un long chemin à parcourir pour que les droits qui y sont énoncés correspondent à la réalité vécue par les enfants.


Sources :

Association La Case, « Le travail des enfants », publié sur le site internet http://www.lacaseauxenfants.org/droits/droits-travail.htm/, consulté le 11-10-09.

Le journal « Témoignages », « J’ai 5 ans je travaille », d’après une source de l’UNICEF, publié le 27 juillet 2007, sur le site internet http://www.temoignages.re/j-ai-5-ans-je-travaille,23696.html, consulté le 11-10-09.

« Protection de l’enfance », publié sur le site internet http://fr.wikipedia.org/wiki/Protection_de_l’enfance#Maltraitance_et_infanticide , consulté le 11-10-09.


Article réalisé en novembre 2009 par Lucille Geraerts dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :