« Chien de Guerre »

7 Mar

« Convention internationale des droits de l’enfant – Article 6 :
1. Les États parties reconnaissent que tout enfant a un droit inhérent à la vie.
2. Les États parties assurent dans toute la mesure possible la survie et le développement de l’enfant. »

Des enfants de plus en plus nombreux ont été instrumentalisés par la folie guerrière d’adultes en Afrique de l’ouest, au Liberia, pays en guerre jusqu’en 2003, sous le couvert de néfastes revendications politiques.

D’après l’Unicef, ils sont près de 300.000 adolescents impliqués, de par le monde, dans les conflits armés. Ils ont été enlevés, engagés de force, certains cherchent à se venger de la violence dont ils ont été témoins ou victimes, d’autres tentent de fuir la pauvreté ou sont achetés à leurs parents pour quelques dollars. Ils ont tués, volés ou violés. Ils ont même été drogués pour obéir aveuglement, ils sont utilisés comme espions, porteurs de bagages, cuisiniers ou comme esclaves sexuels.

Ces enfants ont connus la détresse, l’exploitation et la terreur. Encore aujourd’hui, il n’est pas rare de voir « ces petits chefs » exhiber avec fierté leurs armes automatiques. Ils sont déchaînés et massacrent sauvagement.

« Parfois, notre mission était de capturer et de détruire, dans ce cas là, il ne fallait pas laisser de survivants, il ne devait rien rester sur notre passage  » a déclaré un ancien enfant soldat (témoignage obtenu par Unicef).

Bien entendu, leur réinsertion est très difficile : « Les familles n’ont pas toujours envie de les voir débarquer…».  Le retour à la vie civile reste donc une tâche très délicate quasi impossible. D’autant plus qu’ils n’ont droit à aucune prise en charge ni, contrairement aux adultes, aucun soutien financier qui leurs permettraient de revenir à une vie normale.

Rejetés par leurs familles et sans aucunes ressources, ils continueront, pour la plupart, dans la criminalité en rejoignant d’autres bandes armées. Les plus chanceux sont accueillis dans des centres spécialisés comme la croix rouge où ils reçoivent une aide psychologique et une remise à niveau à la fois civile et scolaire.

Malgré que le Liberia ait ratifié la Convention des Droits de l’Enfant en 1993, cet état viole ses engagements internationaux car il ne donne pas aux enfants la protection dont ils devraient bénéficier. En fin de compte, ces « chiens de guerre » restent de simples enfants à qui ont été enlevés rêves et innocence et qui sont seulement devenus les victimes et les instruments de l’horreur de la guerre engendrée par les hommes.


Sources :

MARCONNET M.-Y., « Enfant soldat, victime ou bourreau », in http://www.thebenitoreport.typepad.com/thebenitoreport/2008/12/enfant-soldat-v.html consulté le 31/10/09

UNICEF, « Histoires vécues », in http://www.unicef.org/french/infobycountry/liberia_13403.html consulté le 31/10/09

HUWART A-C., « L’après-guerre des enfants soldats », in « Télémoustique » n°4363du 09/09/2009, p. 28-29


Article réalisé en novembre 2009 par Sarah Selvais dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

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