La vente des enfants : une pratique courante !

2 Mar

Tout le monde a déjà entendu parler du film Slumdog Millionaire ? . Ce film sorti en janvier 2009 et qui a remporté de nombreux oscars. Il met en scène Jamal Malik, un jeune orphelin venant des taudis de Mumbaï sur le point  de remporter la somme de 20 millions de roupies (soit 310 000€). Avant l’ultime question, la police l’arrête sur un soupçon de tricherie. Il est alors forcé de raconter d’où il vient, sa vie dans les bidonvilles d’Inde pour justifier ses bonnes réponses.

Les acteurs qui incarnent les héros du film enfants ont été choisis parmi des habitants des bidonvilles d’Inde. Et l’actrice Rubina Ali, qui incarne le rôle de Latika, jeune fille dont Jamal tombe amoureux dans la fiction, habite dans les quartiers pauvres de Bombay. Son père, voyant le succès que détenait sa fille suite au film, a voulu la vendre pour une somme de 20 millions de roupies, pour « assurer l’avenir de sa fille » a-t-il dit. Ce « fait divers » issu de l’actualité cinématographique pose le problème délicat de la vente d’enfants.

Selon la convention des droits de l’enfant, on peut lire « Les États Parties interdisent la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants conformément aux dispositions du présent Protocole ». La convention ajoute « On entend par vente d’enfants tout acte ou toute transaction en vertu desquels un enfant est remis par toute personne ou de tout groupe de personnes à une autre personne ou un autre groupe contre rémunération ou tout autre avantage ». En effet, les gouvernements sont dans l’obligation de protéger les enfants pouvant subir ces traumatismes. Et si cela se passe, ils doivent assurer un suivi psychologique, médical et si nécessaire, financier afin d’assurer la réhabilitation de l’enfant. Enfin, ils se doivent de punir non seulement les fournisseurs d’enfants, mais également de poursuivre les personnes qui les acceptent.

La réalité reste cependant douloureuse. Il y aurait, selon l’unicef, 1,2 millions d’enfants qui chaque année sont vendus et disparaissent sans laisser de traces. Ce sont souvent les jeunes filles qui sont victimes de ces actes. Elles sont vendues pour entrer dans des réseaux de prostitution. D’autre fois, c’est à des fins tels que l’adoption illégale, le travail forcé ou des dons d’organes.

L’unicef essaie de tout mettre en place avec les gouvernements pour que les enfants soient le plus en sécurité possible. Mais, malgré tout, beaucoup sont encore exploités chaque année.


Sources :

Unicef, « Le Protocole facultatif sur la vente d’enfants, la prostitution et la pornographie impliquant des enfants », paru sur le site Internet www.unicef.fr, consulté le 15 novembre 2009, http://www.unicef.fr/contenu/actualite-humanitaire-unicef/le-protocole-facultatif-sur-la-vente-denfants-la-prostitution-et-la-pornographie-impliquant,

Levif, « Une jeune actrice de « Slumdog Millionaire » vendue par son père ? », paru sur le site http://www.levif.rnews.be , consulté le 15 novembre 2009, http://levif.rnews.be/actualite/people/72-111-32349/une-jeune-actrice-de–slumdog-millionaire–vendue-par-son-pere–.html

Unicef, « Qui sont les enfants invisibles ? », paru sur le site Internet www.unicef.fr, consulté le 15 novembre 2009, http://www.unicef.org/french/sowc06/press/who.php

Danny Boyle, Slumdog Millionaire, sorti en janvier 2009


Article réalisé en novembre 2009 par Sophie Stocq dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

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