Enfants soldats : lorsque enfance rime avec souffrance

2 Mar

Encore aujourd’hui et malgré les nombreuses associations qui se battent contre, il y a 300 000 enfants soldats dans le monde. Les pays concernés violent plusieurs articles de la convention des droits de l’enfant.

L’article 27 stipule que tout enfant a droit à un niveau de vie suffisant pour permettre son développement physique, mental, spirituel, moral et social. L’UNICEF a fait remarquer que les enfants soldats sont forcés à vivre dans des conditions réellement difficiles : privations, mutilations, meurtres,… Ils sont vraiment maltraités. Et comment ne pas évoquer tous les témoignages d’enfants manipulés qui se battent pour « développer leur pays », « venger leur famille » ou simplement avoir de quoi manger et un abri. Ces enfants-là finissent par croire que tuer est un acte normal.

« L’idée de la mort ne nous effleurait jamais et tuer était devenu pour nous aussi simple que boire de l’eau « , raconte Ishmael, un ex-enfant soldat qui témoigne dans son livre « »le chemin parcouru « .

L’article 38 dit que les Etats ne peuvent enrôler dans l’armée un enfant de moins de 15 ans ; ils veillent à ce que ces jeunes ne participent pas directement aux hostilités de la guerre.

Dans son témoignage, Ishmael raconte comment des enfants de 8 à 17 ans étaient forcés à aller sur les champs de bataille. Lui-même n’avait que 13 ans lorsqu’il a été recruté et à cet âge-là, les supérieurs n’avaient qu’à utiliser de beaux discours pour leur donner l’envie de se battre.

L’article 33 mentionne le droit d’être protégé contre l’usage interdit des drogues. De nombreux témoignages relatent la dépendance des enfants soldats à la drogue qui leur donnait du courage et de la force.

Dans le documentaire de François Margolin intitulé « Les petits soldats », Georges, 15 ans, fume de l’herbe : « Avec ça, l’homme en face de toi devient un poulet, tu lui tranches le cou direct ! « .

Et que dire de l’article 6 : « tout enfant à droit à la vie » lorsque des centaines de jeunes meurent sous les coups de balles alors qu’ils n’ont même plus le souvenir de leur enfance ? Ishmael explique qu’il lui a fallu plusieurs mois pour se rappeler l’époque d’avant la guerre, tant les souvenirs des massacres le hantaient.

Aujourd’hui, plusieurs associations se battent contre cette injustice. Les jeunes sauvés sont aidés. Ishmael révèle lui-même qu’il a fini par retrouver une vie normale. Mais personne ne pourra jamais leur rendre l’enfance qu’on leur a volée. Aujourd’hui, la question se pose toujours : combien de temps cela va-t-il encore durer ?


Sources :

BEAH ISHMAEL, « Le chemin parcouru : mémoires d’un enfant soldat », France, février 2009, p. 154-186

« Les enfants soldats », paru sur le site Internet www.unicef.be, consulté le 24 janvier 2010, http://www.unicef.be/fr/project-world/les-enfants-soldats

MARSAUD Olivia, « Enfants des guerres », paru sur le site Internet www.afrik.com, consulté le 24 janvier 2010, http://www.afrik.com/article7330.html


Illustration : F-X Ferdin


Article réalisé en février 2010 par Basile Y. Pinchart dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

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