Drogues douces, drogues dures : où est la limite ?

2 Mar

« Depuis les années 60, l’Europe connait une hausse remarquable du trafic et de l’usage de stupéfiants« , peut-on lire sur le site de la police fédérale. Les jeunes sont de plus en plus nombreux à essayer, et de plus en plus jeunes. Nous vivons dans un siècle où l’alcool, la cigarette et la drogue sont en vogue. Le nombre de morts par overdose augmente dans l’UE. Doit-on faire une distinction entre drogue douce et drogue dure dans un monde où ces drogues sont banalisées ?

Tout d’abord, les drogues douces selon certains spécialistes sont des drogues qui sont dites naturelles, qui ne subissent pour ainsi dire  presque aucune manipulation ou transformation. Ce sont des substances directement extraites de la plante. Dans cette catégorie, on peut citer : le cannabis et le haschisch. Le haschisch est la résine que l’on extrait du chanvre indien  et le cannabis est le nom donné aux fleurs, graines et feuilles, préalablement séchées, de cette même plante. Marijuana, marie-jane, herbe, weed, joint ou pétard sont quelques-uns de leurs surnoms.

On trouve ensuite les drogues dures, dérivant de la cocaïne et de l’héroïne. Ce sont des drogues chimiques ayant subit certaines manipulations avant d’être vendues. Les plus connues sont : la cocaïne ( le crack ), le GHB (ou la drogue du violeur) , l’ecstasy et la ketamine. Ce sont toutes des substances chimiques produites dans des laboratoires clandestins.

Toutes les drogues, qu’elles soient douces ou dures, ont évidemment des effets sur leur utilisateur : une sensation de bien-être de courte durée puis des conséquences physiques ou psychiques. Il existe un grand nombres d’effets propres à chaque drogue même si certaines substances  possèdent quelques caractéristiques en commun. Elles peuvent par exemple provoquer , en plus d’un sentiment de bien-être , un état dissociatif, un détachement vis-à-vis de la réalité extérieure ou agir comme anesthésiant, rendant le corps insensible. Ces effets relativement positifs apparaissent lors de l’absorption de la drogue. Par contre, peu après surviennent des effets secondaires qui peuvent s’aggraver si la dépendance augmente, entraînant une hausse de la consommation et aller très loin tant que le manque n’est pas comblé. Certains toxicomanes vont même jusqu’au suicide ou bien meurent d’overdose dans les cas les plus graves. La drogue est donc un cercle sans fin et les adeptes ne s’en détacheront jamais vraiment.

La  véritable question est : doit-on faire une distinction entre les drogues douces et les drogues dures ?  En effet, ces termes ont été mis en place lors de la réglementation internationale des drogues, permettant à la drogue d’être banalisée : certaines sont soi-disant moins fortes que d’autres. Mais cette règlementation ne sert-elle pas à se donner bonne conscience ? Car une drogue reste une drogue, qu’elle soit douce ou dure ne résout rien, les effets sont les mêmes et pour toutes les substances une dépendance s’installe. Ce n’est pas parce que quelqu’un prend une drogue douce que son cas est moins grave que celui qui prend une drogue dure. Ces deux « catégories » de drogues agissent sur le comportement et la façon de penser, détruisent le corps à commencer par le cerveau qui s’imbibe de toutes ces substances psychotropes, peuvent provoquer la mort et tellement d’autres catastrophes. Certains jeunes en roulant un « join » se disent « nous ne sommes pas des drogués, c’est de la drogue douce ». Ces jeunes commencent par un join mais avec quoi terminent-ils ? Héroïne, cocaïne ? Là où le jeune s’amusait commence l’enfer! Les drogues « douces » sont des tremplins pour les drogues « dures ».


Sources :

-La police fédérale, http://www.polfed-fedpol.be, consulté le 16 novembre 2009.

-La législation en matière de consommation de substance illicites dans l’Union européenne, http://europa.eu/legislation_summaries/justice_freedom_security/combating_drugs/index_fr.htm, consulté le 16 novembre 2009.

-Infor’drogues, http://www.infordrogues.be, consulté le 16 novembre 2009.


Article réalisé en novembre 2009 par Marceline Prevost dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

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