Adopter à l’étranger ? Pas si simple !

2 Mar

Satisfaire aux nombreux critères, débourser d’importantes sommes d’argent, patienter trois années au moins… l’adoption d’un enfant à l’étranger c’est un parcours du combattant…

Beaucoup de familles ont envie d’adopter un enfant étranger et n’y arrivent  pas. A cause des frais : si la  préparation du dossier demande 3000 euros, les coûts totaux d’une adoption peuvent se monter à 30 000 euros. A cause des délais : plus ou moins 3 ans en moyenne jusqu’à 5 ans voire plus. A cause des démarches administratives nombreuses et compliquées. Et pourtant, ils sont des milliers à attendre une famille d’accueil.

Vos rêves sont-ils vos désirs ?

De nombreuses personnes en voyant à la télévision des enfants orphelins vivant dans la pauvreté ont de la pitié pour eux. Alors ils téléphonent à un organisme qui s’occupe des enfants à adopter à l’étranger. Parfois dans la précipitation, avec le risque que lorsque l’enfant arrive, ils se rendent compte que la pitié était leur motivation, mais pas le désir d’élever un enfant et de l’aimer.

C’est pour cela que des assistants sociaux viennent voir dans la famille qui veut accueillir un enfant, si cette famille est apte à accueillir et à attendre cet enfant qui a besoin d’amour.

Adopter un enfant d’une origine différente de la sienne, c’est accepter de l’adoption dans le regard des autres. Ce peut être difficile à vivre pour soi-même ou pour l’enfant adopté ou pour ses frères et sœurs. Enfin, il faut aussi se sentir prêt à affronter la question du racisme. Un certain délai est donc indispensable pour se préparer à l’adoption, cependant il pourrait être raccourci.

Le labyrinthe des procédures

Pourtant tout le monde est gagnant dans cette procédure : les parents qui auront un enfant à aimer ; l’enfant qui aura un foyer et de l’amour pour grandir ; une administration qui gagnera de l’argent. Malgré cela, la totalité du circuit administratif reste trop long et les frais beaucoup trop élevés. Et comme les responsables ne sont pas de cet avis, finalement, ce sont les enfants qui en souffrent.


Sources :

1. CHAMPAGNAT Jean-Charles, Dossier « L’enfant et l’adoption », sur le site http://www.droitsenfant.com, France, consulté le 23 et 24 janvier 2009.

2. ARBOUET Coline, “La difficulté d’adopter un enfant”, paru sur le site internet http://www.lesclesjunior.com, France, consulté le 23 et le 24 janvier 2009, http://www.lesclesjunior.com

3. JEUNEJEAN Thérèse, « L’enfant n’est pas une marchandise », paru dans Le Ligueur n°7, Belgique, 20 février 2008, p.7 du 20/02/2008.


Illustration : www.photo-libre.fr


Article réalisé en février 2010 par Tom Marez dans le cadre du projet Jeunes-journalistes.net.

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